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L'Aveugle et l'Amnésique

 
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Aethen Menelgrin
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MessagePosté le: Mer 14 Aoû 2013 - 12:22    Sujet du message: L'Aveugle et l'Amnésique Répondre en citant

26 Ororan, Automne 1683


Aethen s’était depuis peu plongé dans l’étude du mystérieux Archipel de Daerys. Ces îles l’avaient toujours fasciné. Et pas seulement parce que la Marine marchande n’avait cessé de raconter un tas d’histoires à leur sujet. L’Archipel lui avait permis de rencontrer Muirgen. Elle avait été la seule à faire battre son cœur comme jamais et à accepter la Marque du Félon sans un mouvement de recul. Muirgen avait été tout son univers le temps d’un voyage en mer. Avant de retourner dans les abysses d’où elle était sortie. Un souvenir, heureux et tellement triste à la fois, à ajouter de plus. En cumulant ainsi les expériences, Aethen espérait secrètement faite taire le vide abominable de ses dix premières années… Un vide dans sa mémoire, que rien ne semblait pouvoir combler.

Maître Aravynd n’avait pas mentis. Le jeune Souverain recevait deux jours plus tard une missive de la part de son vieil ami Robb, son père de subistition, assez alarmante. Les marins avaient surpris des bancs de brume s’élever depuis les îles sauvages. Aussitôt, les antiques légendes de monstres exilés sur ces îles avaient refait surface. Merien abritait maintenant nombre de bateaux de pêche qui refusaient de prendre le large. Merien ou le port des superstitions en tous genres. Il ne manquait plus que ça ! Comme si sur le continent la situation n’était déjà pas assez tendue !

Délaissant quelques heures un formidable débat sur les propriétés de la poudre noire explosive, Aethen arpentait l’Académie du Savoir, son cormoran volant en cercles au-dessus de lui. Franchissant quelques ponts, ses bottes résonnant sur les pavés, il essayait d’éviter soigneusement la compagnie trop volubile de certains Artificiers. L’esprit occupé, il ne voulait pas être dérangé. Monté sur une échelle pour atteindre un livre précieux, le Lémundr la sentait vaciller légèrement sous le poids conjugué avec celui de Kaezar, qui se penchait dangereusement au-dessus du vide.


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Ce qu'il y a d'étonnant, c'est que souvent ces deux qualités vont ensemble. "
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MessagePosté le: Mer 14 Aoû 2013 - 12:22    Sujet du message: Publicité

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Ömalyn Nalanfel
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MessagePosté le: Mer 14 Aoû 2013 - 16:56    Sujet du message: L'Aveugle et l'Amnésique Répondre en citant

Inquiétant. Tout lui paraissait inquiétant depuis qu'elle était revenue aux Tours. Sans cesse, elle devait lutter contre la panique incessante que provoquait cette obscurité qui ne connaîtrait plus de fin, pour s'en remettre aux souvenirs aussi précis que vivaces, qu'elle avait gardé des lieux. C'était en soi un avantage, quand elle y pensait, que cette mémoire qui semblait sans fond. Mais dans le même temps, elle ne faisait que raviver le souvenir des couleurs qu'elle ne verrait plus.

D'autant que Lëan ne semblait pas particulièrement dans les meilleures dispositions pour l'aider. Il souhaitait qu'elle devienne indépendante, qu'elle puisse, par elle-même, retourner découvrir le monde. Les Artificiers, dans son esprit de Versus Anima, semblaient voyager au gré de leurs envies, pour dénicher de nouveaux talents et de nouveaux matériaux, de nouvelles techniques. Un nouveau soupir lui échappa alors qu'elle rentrait méchamment dans un meuble qui avait été déplacé. Elle se frotta distraitement les côtes avec un soupir. Il était vrai qu'elle aurait aimé voyager. Et que le Héron serait probablement plus à l'aise ailleurs que confiné.

Alors qu'elle tentait d'avancer sans s'aider de sa canne, ses oreilles mobiles bougeant en tous sens pour intercepter chaque bruit que son esprit tentait, souvent en vain, d'interpréter, elle évoquait les souvenirs des couloirs qu'elle traversait. Pour nombre d'entre eux, ce n'était pas la première fois, et sa carte mentale avait d'elle-même ajouté des formes sombres quand des choses avaient été déplacées, ou ajoutées. Elle allait replonger dans une de ses séances d'auto-apitoiement sans fin qui auraient fait grincer les dents de héron s'il en avait eues, lorsque quelqu'un lui rentra dedans. Elle ne fit pas le poids, et chut plutôt lourdement, tout en se faisant copieusement crier dessus pour n'avoir pas regardé devant elle en passant le croisement. Elle n'avait pas été concentrée, c'était vrai, sinon elle l'aurait entendu, elle n'en doutait pas.

Elle lui sourit et leva vers lui ses yeux aveugles en s'excusant. L'homme, apparemment, passa son chemin sans l'écouter, et elle se redressa péniblement. Il était heureux, pensa-t-elle, qu'elle ne puisse compter d'elle-même le nombre de bleus qui devaient marquer son corps. Elle chercha à tâtons la canne qui avait roulé puis reprit son chemin. Elle n'avait pas encore osé se rendre à l'Académie des Sciences. Pouvoir toucher ces livres, les sentir, entendre ces gens murmurer en commentant le savoir qu'ils y puisaient, sans pouvoir en profiter elle-même... Une crainte encore. Celle de ne pas pouvoir faire face à cette nouvelle incapacité. Elle se reprit en se morigénant. Il ne servait à rien de regretter. Si elle n'avait pas été là, un enfant serait mort. Elle n'arriva pas à e convaincre et repartit malgré tout vers la bibliothèque avec un petit sourire triste. Lëan la suivait sans un bruit.

Elle entendit qu'elle approchait. Le bruit mat et sourd des lourds volumes replacés dans les étagères de bois précieux, celui plus doux des piles de parchemins posés sur les tables, le frottement un peu aigu du vélin quand les lecteurs tournaient doucement les pages veloutées, le grattement frénétique des plumes, les exclamations étouffées, le claquement d'un encrier, les respirations hachées, douces ou enthousiastes, les ahanements des bibliothécaires amenant la commande de l'un ou de l'autre.

Elle hésita longtemps avant de finalement franchir le seuil et de se diriger vers un endroit plus calme, l'air de savoir où elle allait. Mais elle sentait son souffle un peu trop court. Elle savait qu'elle essayait de fuir le regard des autres qu'elle ne pouvait plus intercepter. D'autant qu'elle était vêtue, selon son Associé, de couleurs particulièrement criardes et mal assorties ce jour-là. Des braies d'un vert mousse, une chemise trop grande d'un jaune moutarde sous laquelle dépassait un maillot de corps mauve. La seule chose dont elle était certaine, c'est que ses souliers étaient les deux même. D'un rose poudré, paraissait-il. Elle s'appuya contre une étagère qu'elle avait repérée du bout des doigts, sa canne posée à ses côtés, se demandant encore ce qu'elle faisait là, lorsqu'un bruit étrange troubla le doux ronronnement des lieux. Le pavillon de ses oreilles tourna vers un endroit proche, trop proche, alors que le déplacement d'air l'atteignait dans un bruit d'ailes. Elle fronça les sourcils en se demandant ce que le Héron lui réservait quand un choc sourd la fit sursauter en faisant tomber sa canne. Répercussion, songea-t-elle.

Précautionneusement, elle avança vers le bruit en se demandant ce qui avait pu arriver. Un gros volume mal rangé serait-il tombé? Elle s'agenouilla sans prêter attention aux battements de cœur qu'elle entendait. Il y en avait tellement dans cet endroit. Elle avança la main, pensant caresser du bout des doigts une reliure de cuir rigide, mais ce qu'elle rencontra n'était pas tout à fait ce qu'elle avait escompté. Surprise, elle retira sa main précipitamment avant de véritablement écouter et de, finalement, demander d'une voix douce et un peu assourdie:

"Que...? Que s'est-il passé? Êtes-vous... tombé? Allez-vous bien?"

Elle espérait vraiment qu'elle était tournée dans la bonne direction. Mais aussi, et surtout, que personne ne s'était fait mal. Un volume endommagé pouvait se réparer, mais une personne... pas toujours.


J'avais cru comprendre dans ce qu'on avait décidé, que tu tomberais, mais si tu as changé d'idée, signale-le moi, et je modifierai =)



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Aethen Menelgrin
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MessagePosté le: Jeu 15 Aoû 2013 - 17:09    Sujet du message: L'Aveugle et l'Amnésique Répondre en citant

La chute fut rude, à peine amortie par le manteau matelassé qu’Aethen revêtait quand il avait besoin de réfléchir – il aimait la sensation douillette et sécuritaire que ce manteau lui procurait. Il s’écrasa sur le dos comme une tortue blessée presque un mètre plus bas. Le souffle coupé et un peu sonné, il n’osa plus bouger ni faire un bruit. La vieille bibliothécaire de cette partie de l’Académie des Sciences se révélait un monstre redoutable et effroyable lorsqu’elle entendait du bruit perturbateur. Aethen laissa pourtant filtrer un gémissement entre ses dents serrées. La douleur dans ses côtes malmenées se faisait lancinante. Quelle ironie que de ne pas pouvoir se guérir soi-même !

° Tu n’as rien °, observa platoniquement Kaezar.
° Je te remercie de t’en soucier… Le livre est-il sauf ? °

Le cormoran se posa dans un grand bruissement d’ailes près de son associé, le fameux livre délicatement pris dans son bec. Aethen sourit… Avant de se raidir subitement. Quelqu’un lui tâtait le bras. Une main maladroite, blanche, aux longs doigts fins. Ce contact le laissa perplexe. Et avant qu’il puisse s’excuser d’être dans une aussi piètre position, l’autre personne se rétracta comme si elle avait affaire avec un serpent venimeux. Le temps qu’il se redresse, il devina que son interlocuteur était une femme… Et qu’elle était aveugle. Toute sa personne le criait, plus encore que les quelques cicatrices qui couvraient ses paupières.

- Tout va bien, je n’ai rien ! Je suis très maladroit et assez distrait. Je suis tombé d’une échelle. Mais le livre a pu être sauvé !

Et de sourire à nouveau. Il se voulait rassurant mais comment savoir si la jeune femme percevait cela ? Elle ne pouvait pas le voir, ni lui ni le monde qui l’entourait. Un élan de compassion traversa le jeune Souverain. Merien et ses rumeurs, son amnésie partielle, le souvenir de Muirgen : tout fut relégué au second plan. Mu par une impulsion, Aethen tendit la main pour prendre la sienne, lui serrant doucement les doigts.

- Vous cherchez peut-être quelque chose ? Puis-je vous aider ?


Pas de soucis ! Zen



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Ömalyn Nalanfel
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MessagePosté le: Ven 16 Aoû 2013 - 09:12    Sujet du message: L'Aveugle et l'Amnésique Répondre en citant

Il avait gémi. On n'allait pas bien quand on faisait un bruit pareil. Elle percutait suffisamment de meubles pour avoir augmenté son catalogue de gémissements et comprendre qu'il aurait, à tout le moins, un gros bleu. Et pourtant il lui avait dit qu'il allait bien. C'était certes probablement juste parce qu'il ne voulait pas se plaindre, mais avoir l'impression qu'il ne disait rien parce qu'il était impossible qu'elle puisse faire quoi que ce soit pour l'aider l'avait aiguillonnée. Bien évidemment, il n'avait pas tort. Qu'aurait-elle bien pu faire? Ce n'était pas comme si elle pouvait constater de ses yeux l'état dans lequel il était. Par la Bienveillante, elle ne savait même pas qui c'était! Une voix ironique retentit dans son esprit alors qu'elle entendait un double bruit d'ailes et de plumes:

*Je croyais que tu renonçais à souhaiter des choses hors de ta portée... Comme le fait qu'on compte sur toi, par exemple...*

Il avait l'air étonnamment exaspéré. Comme s'il hésitait entre lui conseiller d'espérer quand même, et la tancer pour y avoir même songer. Une question de combat contre elle-même qu'elle devait résoudre seule. Un duel étrange, en vérité. Un demi-sourire lui échappa alors que ses sourcils blancs, presque invisibles sur sa peau opaline, se fronçaient. Il avait raison. Elle n'aurait même pas dû être là. Elle s'était dit que ce serait une épreuve, une étape.

Elle se concentra à nouveau sur son interlocuteur. C'était difficile de s'impliquer dans une conversation quand on ne voyait pas ce qui se passait. S'il souriait ou s'il avait l'air énervé. Elle manquait encore d'expérience pour deviner ces choses. Elle avait été si observatrice. Et pourtant, cette voix lui disait quelque chose, titillait un souvenir dans sa mémoire sans fond. Mais elle y prêtait si peu attention à l'époque, comme si cela allait de soi qu'une voix s'associe à un visage. Un petit rire lui échappa lorsqu'il dit que le livre n'avait rien, et elle ne put s'empêcher de répondre:

"Je ne travaille pas pour la Bibliothèque. Je préfère savoir que vous allez bien, même si le livre est en charpies, plutôt que l'inverse..."

Une fois encore, elle songea que les mots étaient plus faciles à réparer. A coucher à nouveau sur papier. Il suffisait de les connaître, de les lire une fois, ou deux. Elle fut surprise quand il lui serra les doigts. Elle ne savait pas trop qu'en penser. Mais c'était des doigts d'Artificier, à n'en pas douter. Les siens aussi. Un peu calleux, un peu abîmés. Même si maintenant les cicatrices du feu avaient recouvert celles du travail du métal. Elle referma son autre main sur la sienne et lui sourit doucement. Elle ne savait ni de quoi elle avait l'air, ni de quoi il avait l'air, mais s'ils étaient pris dans cette position, avec l'échelle à terre, et un livre tombé, elle ne donnait pas cher de leur peau, aveugle ou non. Et elle serait renvoyée dans ses quartiers de façon probablement humiliante. Elle le méritait peut-être, mais elle n'en avait ni envie ni besoin.

Sa main dans les siennes, elle l'entraîna donc pour qu'il se relève, en espérant qu'il ne lui avait pas trop menti sur son état. Elle ne le soulèverait pas bien loin, il lui manquerait probablement au moins quinze centimètres pour ça, mais elle pouvait toujours donner l'impulsion. Elle se dit malgré tout qu'il lui fallait répondre à sa demande:

"C'est très aimable à vous, mais je ne cherchais rien en particulier. En revanche, je crains qu'il ne nous faille tout remettre en état avant que le bruit ne se répande qu'un livre a chu. Nous ne voudrions pas nous attirer les foudres de la Bibliothécaire pour avoir dérangé son domaine, n'est-ce pas?"

Attentive, ses oreilles commencèrent à pivoter en tous sens, essayant de capter d'éventuelles perturbations dans le flux habituel de la Bibliothèque, du papier, des livres et des bruits empressés de ceux qui couraient après le Savoir. Rien pour l'instant. Bien.


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Aethen Menelgrin
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MessagePosté le: Dim 18 Aoû 2013 - 22:44    Sujet du message: L'Aveugle et l'Amnésique Répondre en citant

Aethen ne pouvait se targuer de connaître tous les ressortissants de l’Ordre. Pourtant, il aurait dû la reconnaître, elle. Avec ses vêtements mal assortis, les brûlures parsemant ses mains et son visage, il aurait dû pouvoir la reconnaître n’importe où. Les cales de ses doigts étaient ceux d’une manipulatrice de matières dangereuses et malléables, comme le métal ou les pierres précieuses. Ses longues oreilles pointues s’orientaient dans toutes les directions. La terrible bibliothécaire risquait d’être alertée à tout moment. Aethen ne voulait pas se retrouver face à elle, quand bien même – le lui rappelait souvent Kaezar – ce serait à elle de s’aplatir devant le Souverain.

- Vous avez raison. Mieux vaut ne pas traîner ici !

Il se laissa entraîner par la main de la Vale aveugle pour se relever, les membres un peu engourdis. Il redressa l’échelle contre une étagère et fit signe à Kaezar d’emporter le livre rescapé. Tenant toujours la main de la jeune femme dans la sienne, Aethen entreprit de guider la petite troupe hétéroclite vers la plus proche sortie. Un vent sec soufflait sur les Tours. Ayant quitté la bâtisse regroupant cette section de l’Académie, ils dépassèrent quelques Artificiers en train de courir après leurs parchemins emportés par le vent, quelques autres en train de flâner. Aethen guida la jeune femme jusqu’à un banc. Kaezar, en grand prince, s’y posa le premier, le livre près de ses serres.

- Je vous remercie de votre aide. Même si je ne peux m’empêcher de me trouver ridicule…

° Son Versus Anima est un héron. De trop grandes pattes. Trop hautain.
… Tu es mesquin, là.
Il faut bien que l’un de nous deux ait le sens de l’humour ! °

- A qui ai-je l’honneur ?


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Ömalyn Nalanfel
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MessagePosté le: Lun 19 Aoû 2013 - 09:12    Sujet du message: L'Aveugle et l'Amnésique Répondre en citant

De toute évidence, il n'allait pas si mal qu'elle l'avait craint, puisqu'il se laissa relever. Enfin, il la laissa donner l'impulsion, car elle constata grâce au déplacement d'air qu'il était effectivement beaucoup plus grand qu'elle. Elle entendit presque Lëane lui souffler que c'était le cas de presque tout le monde. Elle l'entendit relever l'échelle et un nouveau battement d'ailes l'empêcha ensuite d'entendre les détails de son environnement. Elle ne savait pas quel genre d'oiseau son Versus Anima pouvait bien être, mais ce devait être quelque chose de grande envergure. Son Héron ne faisait jamais autant de bruit en s'envolant, étonnamment.

Perdue dans ses réflexions, elle fut surprise lorsqu'il la tira par la main pour l'entraîner... Quelque part. C'était pire que tout, elle avait l'impression d'être en train de se précipiter au bord d'une falaise. Et ça aurait aussi bien pu être ça, pour ce qu'elle en savait. Exception faite du fait qu'il n'y avait pas de falaises aux Tours. Mais celles qu'elle pouvait apercevoir depuis la petite maison de ses parents à Mërien restaient vivantes dans sa mémoire. Et un peu effrayantes. D'autant plus qu'elle devait faire deux pas et demi à chaque fois qu'il en faisait un. Elle trottinait donc "à l'aveugle", selon l'expression consacrée. Elle entendit un rire ironique dans son esprit, et son visage devint triste. Jusqu'à ce qu'un meuble décide que son parcours avait été trop linéaire jusque-là.

Elle ne dévia pas de beaucoup, mais considérait déjà le bleu qu'elle sentirait sur sa cuisse avant la fin de la journée. La plupart des Vales étaient fiers de leur peau blanche, mais la sienne était probablement plus violette qu'autre chose. Puis ils passèrent soudain de l'atmosphère confinée à peine perturbée par quelques pas feutrés, des discussions à voix basse, des parchemins déroulés et des pages tournées, à l'extérieur. Le vent s'engouffrait entre les Tours, produisant un son sifflant, des papiers volaient de toute évidence de toute part, et des pas empressés les suivaient à distance respectable. Elle fut désorientée un moment. Elle savait où ils étaient, mais le choc avait été bien trop brutal par rapport à sa vitesse habituelle. Elle voulut s'arrêter un instant, retrouver ses marques, mais se rendit compte en repliant sa seconde main vide, qu'elle n'avait pas eu le temps de prendre sa canne.

Un doux bruissement familier fendit l'air, et elle devina que Lëane s'était envolé. Il aimait le vent, et celui-ci le lui rendait bien. Enfin, elle pensait, car elle n'avait pu admirer son vol plané majestueux qu'une seule et unique fois. Elle en avait été charmée, même si la suite des évènements avait presque effacé cette magnificence de sa mémoire. Elle fut sortie de son souvenir par un battement lourd et un bruit sourd. Celui du... livre qui se posait sur une surface dure? Amené par le Versus Anima de l'étonnant maladroit qu'elle avait eu la curiosité d'aider. Enfin, aider était un bien grand mot, car elle n'avait pas fait grand-chose. De la main, elle repéra le banc et entreprit de s'asseoir avec force précautions. Une partie de son attention restait concentrée sur le bruit rare et faiblissant que faisaient les ailes de son Associé qui prenait le vent, tendit que les reste tentait de démêler son environnement. La configuration de la cour dans laquelle ils étaient très probablement dansait sous ses paupières abîmées.

Puis il se remit à parler, entraînant une nouvelle torsion de ses oreilles, qui pointèrent vers lui dans le doux murmure des boucles de cuir. Il la remerciait pour rien, et elle lui sourit avec indulgence. Il n'avait aucune raison de se sentir ridicule, et cela lui arracha même un nouveau petit rire cristallin. Ce qu'elle lui expliqua d'une voix douce:

"Vous ne devriez pas vous trouver ridicule. Cela arrive à tout le monde, et le principal est que vous n'ayez rien."

Il lui demanda ensuite qui elle était. La surprise lui fit tourner la tête plus franchement vers lui, réflexe hautement inutile qui suffisait bien à prouver qu'elle n'était pas aveugle depuis bien longtemps. Pas plus qu'elle n'était Artificière depuis longtemps, d'ailleurs. Même si elle écumait ces lieux depuis plus d'années qu'elle n'en avait passé à l'extérieur. Elle tiqua malgré tout sur la formule de politesse, mais se contenta de répondre, toujours de la même voix:

"Ömalyn Nalanfel. Je travaillais avec les métallurgistes jusqu'à ce que je trouve mon Associé."

Inutile de préciser que depuis son retour, cela s'avérait plutôt complexe. Elle hésitait à lui demander son nom également. S'il avait voulu se présenter, il l'aurait fait avant de demander son nom. Et c'était tellement simple de choisir l'anonymat quand on discutait avec une personne qui ne pourrait pas vous identifier. A tout le moins pas de la façon habituelle. Mais chaque pas avait une nuance subtile, chaque voix un timbre caractéristique, un accent et un rythme, qu'elle apprenait peu à peu à distinguer. Et même si elle ne savait pas qui il était, elle savait qu'elle saurait le reconnaître à ces détails si d'aventures ils se rencontraient à nouveau. Mais elle préféra changer de sujet:

"Puis-je vous demander quel livre a mérité que vous risquiez votre vie pour l'obtenir? J'avoue être un peu curieuse de savoir ce qui vous a poussé à vous mettre en position si précaire..."

Elle avait instillé une petite touche d'humour dans ses mots, pour qu'il comprenne bien qu'elle ne jugeait pas ses actions, ni qu'elle exigeait de savoir. Il n'y avait que dans ce genre de situation, lorsqu'il fallait mettre quelqu'un à l'aise, qu'elle parvenait un peu à oublier pourquoi elle n'arrivait plus à rien depuis presque un an...


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Aethen Menelgrin
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MessagePosté le: Sam 31 Aoû 2013 - 16:43    Sujet du message: L'Aveugle et l'Amnésique Répondre en citant

Aethen rit. Il s’esclaffa comme la jeune femme lui trouvait mille excuses pour ne pas se sentir ridicule. Aethen avait l’habitude de ses propres maladresses. Toutes n’avaient pas disparues avec le temps et sa nomination en tant que Souverain. Il lui arrivait fréquemment de se prendre les pieds dans un tapis, ou de laisser s’échapper quelques fioles derrière son bureau. Sur terre, tel le cormoran qui l’accompagnait, il semblait plus pataud, moins habile. Sur mer, il était aussi vif et agile que le vent. Il n’avait hélas pas remis les pieds sur un bateau depuis des années. Il craignait parfois de perdre ses aptitudes de marin si chèrement acquises. Au-delà du trou noir qui marquait sa mémoire mutilée, il tenait énormément aux souvenirs qu’il s’était forgé au fils des ans.

° Tu ne te présentes pas ? Pourquoi ? °

Kaezar se tenait immobile près du livre, posé sur le banc. Ses yeux perçants suivaient le vol du héron et des feuilles mortes emportées par la brise. Le volatile noir s’était fait plutôt discret jusqu’à maintenant. Aethen rougit à sa question. Il fut heureux que la Vale ne le voie pas.

° Tout le monde me parle différemment depuis que je suis le Souverain. Même mes amis. J’espérais… Puisqu’elle est aveugle, que je pourrais redevenir Aethen Menelgrin, le bibliothécaire un peu fou… Ce n’était pas conscient !
Elle finira bien par se rendre compte, tu sais.
Oui mais attendant, je ne suis personne, d’accord ? °


Kaezar se vexa et enfouit sa tête sous son aile. Il détestait qu’on ne lui donne pas raison, plus encore quand cela venait de son propre associé. L’orgueilleux cormoran s’offensait d’un rien ces temps-ci. Aethen n’en prit pas ombrage et avança la main vers le livre sauvé.

- Maîtresse Nalanfel, avez-vous déjà goûté l’air salin d’un voyage sur un bateau ? Ce livre traite de la navigation dans des eaux tropicales. J’effectue quelques recherches pour… Un projet.

Il détourna le regard de ses paupières blessées et se racla distraitement la gorge. Mal à l’aise, il caressa la couverture comme pour se redonner confiance. Comment expliquer sa brève crise de panique après avoir congédié le maître d’armes Rhyel Aravynd ? Comment mettre des mots sur un espoir irraisonné et une terreur animale de voir l’Archipel sauvage de Daerys reprendre des activités inquiétantes ? A Merien, le port des rumeurs, les îles dans la brume hantaient à nouveau les conversations.

- Maîtresse Nalanfel, n’avez-vous jamais pensé à consulter un guérisseur, un apothicaire ou… Un Artificier avec un don curatif ? Peut-être que vos yeux sont encore soignables. Il ne faut jamais renoncer. C’est une leçon que la vie en Telmàriën m’a apprise.

Il avait brusquement changé de sujet, peut-être avec un peu trop de précipitation. Kaezar lui envoya une bourrade mentale. Aethen ne répliqua pas, se contentant de dévisager la Vale blessée telle une horloge dont il suffit juste de changer quelques rouages.


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Ömalyn Nalanfel
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MessagePosté le: Sam 31 Aoû 2013 - 18:55    Sujet du message: L'Aveugle et l'Amnésique Répondre en citant

Assise, bien stable, sur le banc, Öma commençait à se calmer. Elle retournerait chercher sa canne plus tard, puisqu'il ne servait à rien de demander à Lëan de le faire pour elle. Il ne ferait que lui rétorquer qu'elle n'avait pas choisi de prendre un chien. Elle retint un soupir. Parfois, il n'était pas facile à vivre, quand même. Un long moment s'écoula avant que son interlocuteur reprenne la parole, et elle le soupçonna de converser avec son propre Associé. Qui décida de rompre le contact en... à l'oreille, elle dirait se cacher la tête sous son aile.

Elle réprima un petit rire. Les oiseaux étaient bien tous les mêmes, caractériels comme pas possible et se vexant rapidement. Elle aurait été curieuse de connaître la raison de leur dispute, mais elle ne souhaitait pas demander. Les gens pensaient souvent que parce qu'elle était aveugle elle ne remarquait rien, mais ils se trompaient lourdement. Surtout concernant les Vales. Elle n'était pas encore tout à fait assez âgée pour que ses oreilles aient atteint le maximum de leur capacité, mais à cette distance, c'était amplement suffisant. Elle entendit ses vêtements frémir comme il se penchait en avant, avant qu'il reprenne la parole.

La mer. Il y avait une telle nostalgie dans sa voix quand il en parlait. Cela lui fit presque mal pour lui. Les Artificiers pouvaient rarement se permettre de disparaître pendant les longs mois que prenaient les voyages habituels. La navigation en eaux tropicales? Hmmh... Son cerveau se mit en branle alors qu'elle parcourait dans sa mémoire mentale encore très visuelle une carte du Royaume. Elle fronça ses sourcils presque invisibles durant sa réflexion. Elle ignorait si elle devait se montrer précise dans sa réponse, car il n'avait pas l'air particulièrement à l'aise avec ce qu'il avançait. Il devait y avoir de nombreux fils formant cette tapisserie. Dans un geste mille fois répété, elle tourna une des attaches de cuivre qui retenaient ses cheveux, avant de finalement répondre:

"Je ne mène pas un interrogatoire, vous savez. Si vous ne souhaitez pas répondre, je ne vous forcerai pas. Mais je ne peux m'empêcher d'entendre que vous aimez la mer, recherche ou non, projet ou non... Je n'ai jamais navigué en pleine mer moi-même, malgré que j'ai déjà accompagné quelques pêcheurs... Je suis originaire de Merien, voyez-vous... Mieux que moi, tout du moins..."

Un petit rire joyeux lui échappa. Elle avait du mal à se défaire de certaines expressions, malgré l'année écoulée. Elle n'en prenait plus autant ombrage, cela dit, et ne s'effondrait plus systématiquement en pleurs. Quoique ça arrivait encore, parfois. Mais là, il avait l'air tiraillé par quelque chose, et cela lui permettait de laisser derrière elle ses propres maux. Cependant, il semblait avoir eu la même idée, car il enchaîna sur son propre déficit. Sur sa vue brûlée, sur ses idéaux détruits, brisés, et piétinés. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux et trouva stupide que, aussi brûlés soient-ils, ils puissent encore s'hydrater de telle façon. Elle expira un souffle un peu tremblant, puis releva la tête, les oreilles basses, avec un petit sourire triste. Sa voix était toujours aussi douce, mais un peu plus résignée:

"Vous n'avez pas à m'appeler Maîtresse, vous savez. Je ne le suis que de nom et pas dans les faits. Plus maintenant."

Elle se laissa aller un peu sur le banc, tentant de chasser ses pensées sombres. Elle leva la tête vers le ciel, comme pour suivre de ses orbites blancs le vol majestueux du héron. Elle le désigna ensuite du doigt et poursuivit, semblant partie sur une toute autre idée:

"Que connaissez-vous de la culture Vale, Maître? De notre pacifisme annoncé et éprouvé? Savez-vous ce que m'a dit Rêve à notre première rencontre? Qu'il me faudrait me battre pour rester à ses côtés. Comprenez-vous où je veux en venir?"

Peut-être pas, d'ailleurs. Elle avait été tout sauf claire. Mais elle ne souhaitait pas lui dire exactement que ce chemin de pénitence qu'elle s'imposait rendait terriblement tangible sa peur constante de n'être pas Artificière de plein droit. Celle de Le perdre. Par la Bienveillante, cela semblait ridicule, car elle n'avait pas connaissance de précédents où un Versus Anima avait abandonné son Artificier. Mais allez savoir ce qui pourrait arriver... Elle ramena sa main dans son giron et tourna la tête dans sa direction. Comprendrait-il? Elle se le demandait vraiment...


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Aethen Menelgrin
Souverain des Artificiers

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Inscrit le: 02 Juin 2009
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Race: Lémundr
Age: environ 28 ans
Rôle: Historien et guérisseur
Mental: Idéaliste
Familier: Kaezar, cormoran
MessagePosté le: Dim 6 Oct 2013 - 22:12    Sujet du message: L'Aveugle et l'Amnésique Répondre en citant

Aethen esquissa un sourire timide. Son franc parler lui manquait, il en usait rarement depuis qu’il avait appris que les Artificiers pouvaient facilement s’offusquer d’être comparés à des rats intelligents sur un faux navire. Ce genre de petite moquerie n’était pas du plus bel effet. Plus encore si cela venait du nouveau Souverain. Aethen se noyait dans une mer de regrets, au final. Depuis qu’on l’avait arraché de la mer. Sans doute ne se noyait-il pas réellement ce jour-là, lorsque les marins le repêchèrent à demi-mort. C’était aujourd’hui et ici qu’il se noyait. Il en éprouvait parfois une certitude si aiguë qu’elle lui perçait le cœur.

- Merien est une ville que j’apprécie beaucoup. Je suis heureux de constater que nous avons quelque chose en commun ! J’ai remarqué comme nombres de nos collègues commencent à se détacher de la réalité et à prendre de haut le reste du monde, dès lors qu’ils portent le titre d’Artificier… C’est triste mais réel.

Hélas, ce moment de répit fut rompu… Par sa maladresse, encore une fois. Aethen se montrait trop compatissant. L’empathie était trop forte chez lui. Pourquoi avait-il fallu qu’il parle de cela ? Il mettait la jeune femme mal à l’aise. Pire, elle semblait soudain en proie à une peur sourde. Il voulut tendre la main vers elle pour à nouveau prendre la sienne, en espérant la réconforter. Une longue aile noire lui barra la route. Il retourna un regard surpris à Kaezar. Le cormoran, aux yeux bien trop intelligents pour être un simple oiseau, se contenta de le dévisager en silence. Les paroles presque tremblantes qui firent suite le laissèrent bouche-bée. Il abaissa son geste devenu inutile. Il s’en voulait terriblement de faire souffrir Ömalyn Nalanfel. Elle ne le méritait pas. Aethen avait dû raviver quelques mauvais souvenirs avec sa curiosité déplacée.

- Pardonnez-moi, je ne suis pas certain de bien saisir…

° C’est une Vale et son propre associé lui demande de se battre pour vivre comme elle le désire. Tu ne vois donc pas le paradoxe que cela provoque chez elle ? Elle en souffre. °

Aethen perdit ses mots. Le regard méfiant qu’il jeta brièvement à Kaezar valait tous les trésors de l’antique Belinur.

° Depuis quand es-tu un expert en sentiments, toi ?
J’observe.
Au fond, tu as le cœur tendre. Je le savais depuis longtemps.
Contente-toi de ne pas faire une énième bêtise ! Tu parles trop ! °


Et Kaezar d’enfoncer sa tête sous son aile pour bouder et/ou somnoler à loisir.

- Je comprends votre dilemme, Maîtresse Nalanfel. Mais il ne doit pas vous empêcher de vivre. Kilian ne le voudrait pas non plus, Elle qui a bâtis ce royaume à Son image. Votre associé ne peut vous obliger à renier votre nature et vos préceptes. Cependant, et c’est là tout le défi de la vie d’un Artificier, vous devez apprendre à concilier vos deux natures. La sienne et la vôtre. Tous les combats ne se mènent pas dans l’arène.

Et de sourire, tout en se rappelant après qu’elle ne pourrait pas le voir.


Tu as le droit de me tuer de toutes les façons que tu voudras ! La rentrée ne s'est pas passée comme prévu - genre en douceur pour changer - et... Bref, c'est même plus du retard là, c'est une faille spatio-temporelle que tu as attendu ! Désolée Sanglot



" Ou c'est de la folie, ou c'est du génie...
Ce qu'il y a d'étonnant, c'est que souvent ces deux qualités vont ensemble. "
Pirates of the Caribbean
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:08    Sujet du message: L'Aveugle et l'Amnésique

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