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Au hasard des surprises...

 
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Aethen Menelgrin
Souverain des Artificiers

Hors ligne

Inscrit le: 02 Juin 2009
Messages: 323
Sexe: Masculin
RP(s): 1
Race: Lémundr
Age: environ 28 ans
Rôle: Historien et guérisseur
Mental: Idéaliste
Familier: Kaezar, cormoran
MessagePosté le: Lun 28 Mai 2012 - 20:08    Sujet du message: Au hasard des surprises... Répondre en citant

30 Rutalis, Automne 1683



Les effluves venus du port le ravissaient. Poisson, goudron, épices, les embruns marins... Une merveille pour ses sens en mal d’odeurs salines. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait plus posé le pied sur un vrai navire ! Pas juste une barque pour naviguer sur le Lac d’Eternité mais un véritable navire, un fier trois mâts, capable d’affronter la haute mer et de voguer vers d’autres horizons. Cette ancienne vie manquait parfois cruellement à Aethen Menelgrin, Souverain des Artificiers de Telmàriën. Surtout en contemplant au loin les rayons du soleil se reflétant à l’infini sur la Mer Jadlavian, la forêt de mâts et de voiles et les cris des matelots rentrés au port. Merien demeurait une de ses destinations favorites dans le royaume. La ville côtière avait sa préférence face à la capitale, étouffante, arachnéenne et bruyante Telrör ! En ce dernier jour de Rutalis, Aethen menait ses pas vers la boutique d’un marchand de Merien, un certain Lyham Mec’Heysse. Il n’avait emporté avec lui ni serviteurs, ni Apprentis, ni gardes, ni même un compagnon de route. Il rendait visite à ce marchand bourgeois en tant qu’Artificier avide de nouveaux savoirs et non comme Souverain d’une des quatre corporations les plus puissantes du royaume. Nonobstant toute prudence, il n’avait sur lui aucune arme si ce n’était une longue dague à la lame recourbée et attachée à sa ceinture. De toute façon, il avait la magie pour se défendre en cas de problèmes : trois cônes de sortilèges dormaient dans les grandes poches de sa redingote bleu sombre. Et puis, bon, ce n’était pas comme si le premier venu allait attaquer un homme portant l’emblème de son Ordre sur sa chevalière !

° J’y suis arrivé. Où es-tu ?
A deux rues, je pense.
Que tu es lent ! °
s’exclama en réponse un cormoran hilare.

Kaezar, l’éternel éclaireur, l’impatient curieux. Il était le pendant plus sombre d’Aethen. Sentir son cœur battre avec le sien était une étrange impression à laquelle il s’était vite accoutumé, notamment parce que cette continuelle présence dans son esprit et son âme lui procurait un réel réconfort. De plus, le couple d’associés ne s’ennuyait jamais !

Aethen, tout en marchand tranquillement dans la longue avenue pavée, louvoyant entre les passants et les marchands, évitant les cavaliers et les ombrelles de ces dames, prit un air songeur et plongea une main gantée dans une de ses poches, pour effleurer le papier. Cette lettre, reçue il y avait de cela plusieurs jours par un Quithoris du Relais de Poste de la capitale, avait fait resurgir des questions pressantes, oubliées du temps que son cher mentor dirigeait les Artificiers, brûlantes suite aux imprécations de Zara Howl lors de la dernière séance du Conseil. Que s’était-il donc passé durant ce dernier Hiver Rouge de particulièrement traumatisant pour que les aventuriers de la quête de l’étoile demeurassent si muet sur son déroulement ? Le marchand qui lui avait envoyé cette lettre en avait certainement envoyé d’autres, tout aussi discrètement, à d’autres membres des Ordres, pour recueillir des informations et toute l’aide nécessaire à éclaircir cette affaire. Si Monsieur Mec’Heysse ne recherchait peut-être que le profit, Aethen et bien d’autres verraient plutôt la fin proche d’un silence pesant sur la Grande Quête de 1679.

Car Lyham Mec’Heysse affirmait avoir découvert par miracle dans la grande bibliothèque de Merien un fragment de journal codé, qui semblait dater de cette Grande Quête... Tous les espoirs étaient permis.

Pour tâcher de se détendre et de calmer son excitation enfantine face à ce nouveau mystère, le jeune Lémundr sortit de ladite poche un insolite petit objet composite. Il eut un sourire et entreprit de le faire fonctionner. Il n’avait pas eu le temps de le tester avant de partir, c’était le moment où jamais. Un avertissement prudent de la part de Kaezar torpilla son esprit mais c’était trop tard...

° Aethen ?... °

SPROOOOOOF !

Le silence retomba. La petite détonation n’avait pas fait grand dégât, tout juste un Artificier étalé sur les pavés de la chaussée, couvert de suie et toussant comme un damné. Aethen se releva maladroitement, épousseta ses vêtements et regarda autour de lui d’un air ahuri. Des badauds s’étaient arrêtés pour contempler ce drôle d’énergumène au visage noircis par la fumée. Il y eut un rire et une vieille dame s’approcha en lui tendant un mouchoir. Aethen l’accepta gracieusement avec un sourire contrit. Puis il fronça les sourcils et tandis que tout le monde retournait, peu ou prou, à ses occupations, inspecta sa petite machine d’un air perplexe.

° Ça, ce n’était pas prévu. °

Il sentit un regard insistant peser sur lui et se redressa alors subitement.


Cette musique, écoutée en boucle, m'a énormément inspirée. Ne me demande pas pourquoi xD
Désolée pour la longeur, je plantais le décor de mon côté.
Si la date ne te convient pas, je peux changer !



" Ou c'est de la folie, ou c'est du génie...
Ce qu'il y a d'étonnant, c'est que souvent ces deux qualités vont ensemble. "
Pirates of the Caribbean
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MessagePosté le: Lun 28 Mai 2012 - 20:08    Sujet du message: Publicité

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Edward Mor'Averh
Invité

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MessagePosté le: Mer 30 Mai 2012 - 13:13    Sujet du message: Au hasard des surprises... Répondre en citant

Edward se demandait encore pourquoi il avait accepté de quitter son petit nid pour se diriger vers Merien. D’accord la ville était la deuxième plus grande ville derrière la capitale et il devait se déplacer pour quelque chose d’important, mais devoir abandonner sa bibliothèque avec sa dernière acquisition en date le perturbait grandement quand même. Surtout qu’il sentait au plus profond de lui que la journée n’allait pas être bonne pour lui. Il y a des jours où on avait l’impression de s’être levé du pied gauche, c’était un jour comme celui-là qu’il pressentait. 

 
Il avait reçu une lettre d’un certain Lyham Mec’Heysse, marchand de Merien, qui disait avoir retrouvé un fragment de journal codé. Etait-ce vrai ? Un vrai fragment de journal ? Edward se doutait que le marchand avait dû envoyer des lettres similaires à d’autres personnes, mais il espérait arrivait le premier ou deuxième et ainsi pouvoir récolter ce fragment. Il ne voulait pas que ça tombe dans les mains de n’importe qui. Certes il fallait avoir le journal entier pour connaître toute l’histoire, mais même quelques fragments pouvaient se révéler fort utiles… Et lui aussi voulait connaître tous les détails de cet Hiver Rouge. 

 
Il n’en avait parlé à personne de cette lettre. Si c’était faux, il se serait déplacé pour rien et peut-être mis en danger, mais si elle était vraie et qu’il y avait bel et bien le fragment de journal alors il ferait une très bonne acquisition. il pouvait faire énormément de chose avec un simple fragment, il en avait même fait une belle liste pour savoir comment l’utiliser et envers qui. Mais il fallait encore qu’il obtienne ce morceau là avant de pouvoir vraiment penser à de quelconques plans. Le fait d’en n’avoir parlé à personne faisait qu’il se retrouvait seul dans les rues de Merien. Il aurait pu prendre quelques gardes pour sa sécurité mais tout se sait toujours et encore plus quand il y a plus d’une personne prenant place dans l’histoire. A se promener seul, il avait dû prendre un minimum de précaution pour éviter qu’on le reconnaisse de trop. A savoir que cela se traduisait par des vêtements de moins bonne qualité et par un long manteau à capuche qui pouvait lui recouvrir le visage quand il croiserait quelqu’un qu’il ne voulait pas voir. Ce n’était pas grand-chose mais il espérait que ce soit suffisant, comme à chaque fois qu’il sortait de chez lui sans vouloir être reconnu. 

 
Il suivait les explications qu’il avait eues d’un passant et devait normalement atteindre sa destination sous peu. Enfin il l’espérait car il commençait à en avoir assez de devoir éviter chaque personne qui ne faisait pas attention à l’endroit où elle posait les pieds. Puis au plus vite il se trouvait face, au plus vite il pourrait rentrer chez lui et faire comme si ce passage de cette journée n’avait pas eu lieu. Pas que Merien lui déplaise loin de là, c’était joli et agréable quand on aimait passer de boutique en boutique, ou qu’on appréciait l’odeur de la mer et tout ce qui avait un rapport avec. Mais son expédition n’était pas prévue et elle ne s’arrangeait pas avec le temps. 

 
Il avait d’abord dû se cacher car il avait croisé la femme d’une des connaissances de sa belle-sœur avec ses amies, ensuite il s’était fait bousculer par un gamin qui ne s’était pas excusé pour sa maladresse et voilà qu’il entrait dans une rue qui n’allait pas du tout lui plaire. Il aurait bien fait demi-tour mais il voulait éviter de se perdre donc il serra les dents et avança. Il avait une très belle vue sur une personne qui lui causerait plus de problèmes qu’autre chose si elle le reconnaissait et malheureusement pour lui, la rue dans laquelle il se trouvait était large et pas mal de personne y passait doucement. Il avait rabattu sa capuche sur sa tête et marchait la tête basse en faisant bien attention de marchait le plus loin possible de cette femme, mais la chance n’était pas avec lui quand il se rendit compte qu’elle l’avait repéré et s’approchait de lui à grands pas. Il essaya d’accélérer le rythme pour la fuir mais elle lui attrapa la manche de son manteau avec un air de mère allant réprimander son enfant pour une faute grave. 

 
« Je vous croise enfin, encore un peu et j’allais faire en sorte de forcer notre rencontre. Vous savez pourquoi je voulais absolument vous voir n’est-ce pas, Monsieur M… » 

 
Il savait très bien ce qu’elle voulait, il se souvenait très bien de l’erreur qu’il avait faite, et il ne pouvait pas se permettre de laisser cette femme le dire à haute voix dans une rue avec autant de passant, il aurait dû la faire taire dès le début mais il n’avait pas eu le temps et l’avait oublié jusqu’à aujourd’hui. Alors qu’il allait faire en sorte de l’interrompre pour éviter qu’elle ne vienne à prononcer son nom et continuer sa tirade sur le pourquoi du comment elle le tenait fermement par son manteau, il fut pris de vitesse par une petite explosion qui se passa juste à côté d’eux. En tournant la tête vers le bruit, il vit un homme se remettre debout en toussant et s’époussetant. Il ne le lâcha pas des yeux, se concentrant pour être sûr que sa vue ne lui fasse pas défaut. Il lui semblait que cet homme faisait partie des artificiers, mais il n’y mettrait pas sa main à couper tant qu’il ne pourrait pas voir de plus près l’emblème qu’il avait sur sa chevalière. 

 
Il garda les yeux rivé sur cet homme qui inspectait une petite machine dans ses mains alors que tout le monde retournait à ses occupations afin de pouvoir approfondir son inspection, ayant totalement oublié la femme qui se trouvait à ses côtés. Alors qu’il pouvait enfin voir nettement le visage de l’homme puisqu’il venait de relever la tête vers lui, sa charmante compagne du moment l’interrompit en se faisant rappeler à ses bons souvenirs. Elle venait tout simplement de tirer d’un coup sur sa manche pour le faire se retourner vers elle et lui cracha méchamment : 

 
« On se reverra Mor’Averh car on est loin d’avoir fini cette conversation ! » 

 
Avec en prime pour bien se faire comprendre, une gifle telle qu’il n’en avait plus eu depuis longtemps. Cette gifle en plus de lui faire tourner la tête d’un mouvement brusque, lui enleva sa capuche révélant à tous sa chevelure tirant sur le roux orangé dans l’ombre de la rue. Il aurait bien voulu montrer à cette femme qu’on ne le giflait pas impunément mais il ne pouvait pas faire montre d’autant de disgrâce devant les quelques passants qui étaient encore présents. Il se jura intérieurement qu’il aurait sa revanche et qu’il ferait taire une fois pour toute cette femme qui n’allait que lui causer des soucis. 

 
Il ne put lui retourner une phrase de son cru puisqu’elle avait pris la poudre d’escampette et venait tout juste de tourner le coin de la rue au moment où il se remettait de son choc. il jeta quelques regards aux alentours pour être sûr que personne n’ait assisté à cette scène mais tomba face à face avec l’artificier. 

 
HRP  
Cela fait longtemps que je n’ai pas fait de rp, donc ça se ressent et j’en suis désolée. Le début est très limite mais j’ai eu du mal à pondre la première phrase donc voila… Désolée aussi si tu vois quelques erreurs, j’ai pas eu le temps de me relire (dois partir bosser dans 20 minutes) 
Sinon je suis aussi désolée de la longueur et j’avoue avoir écouté en boucle ta musique sur la fin puisqu’elle me donnait un peu d’inspiration ^^ 
Niveau date c’est pas un problème. 
Pour la fin de mon rp, si tu veux que je rajoute plus n’hésite pas à demander, je verrai quoi écrire de plus pour te permettre d’avoir plus de support pour ta réponse ;p
 
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Aethen Menelgrin
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MessagePosté le: Sam 9 Juin 2012 - 12:54    Sujet du message: Au hasard des surprises... Répondre en citant

Aethen craignit de se montrer indiscret en rendant ainsi son regard insistant sur l’Héritier. Car ce ne pouvait en être qu’un. Son maintient fier et élégant, qui n’avait rien d’emprunté comparé aux bourgeois et aux nobles de provinces, prouvait son ascendance. Plus encore, sa joue qui devait lui cuire bleuissait au lieu de rougir. Un sang bleu appartenait toujours aux lignées du Trône. Il s’en sentit mal à l’aise au départ car il venait de surprendre malgré lui une scène ridicule qu’il serait malvenu de relater. En suivant cette même réflexion, sa situation n’était guère mieux. Une expérience ratée, sa chemise tâchée et son visage noir de suie ne témoignaient pas en faveur de sa respectabilité. Alors le malaise se dissipa. Car Aethen et cet Héritier se retrouvaient sur un pied d’égalité un peu insolite.

Le jeune Souverain des Artificiers s’approcha, un sourire engageant aux lèvres tout en s’essuyant le visage avec le mouchoir si aimablement donné par la vieille dame. Il ramassa les vestiges de sa petite machine défectueuse pour les glisser au fond de sa poche.

- Pardonnez mon indiscrétion, Messire. Si je puis me permettre, vous devriez mettre de la glace au plus vite sur votre joue...

Le Lémundr fut interrompu par un grand bruissement d’ailes et Kaezar apparut, se dressant fièrement sue le promontoire parfait, j’ai nommé l’épaule de son associé. Le cormoran réserva à ce dernier un regard tout-à-fait désapprobateur puis darda des yeux curieux sur le prince qui se tenait là. Ce qu’Aethen lui trouvait de familier résidait dans le fait qu’il l’avait déjà aperçu et que lui, Kaezar, l’avait à plusieurs reprises observé.

° C’est Edward Mor’Averh. Ministre et Suzerain de la Maison Mor’Averh. Le frère du roi ! °

Aethen accusa le coup, sans se départir de son sourire mais il tressaillit. Cette réaction venait de le trahir, car il venait effectivement de reconnaître le prince qui lui faisait face. Il hésita à poursuivre, se sentant de trop. Son sourire se fana et il déglutit pour se redonner contenance.

- Je... Je pourrais atténuer la douleur, si vous le désirez.

Kaezar, tout en secouant ses ailes, se permit un commentaire taquin :

° Essuie-toi et ne donne pas tout de suite ton nom. A lui de se présenter en premier. °


Aucun soucis, je n'ai rien vu ^^ Désolée pour l'attente en tout cas Retraite



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:58    Sujet du message: Au hasard des surprises...

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