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RP Officiel | Attentat !
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Lamia la Malveillante
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MessagePosté le: Lun 19 Déc 2011 - 23:36    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

20 Rutalis, Automne 1683

L’aube nimbait d’un hale doré les hautes bâtisses blanche et les tours dressées fièrement vers le ciel. L’effervescence marchande reprenait ses droits après la nuit. Les négociants sortaient leurs étals, nettoyaient leurs vitrines de luxe, balayaient le pas de leur porte. Le vent avait forcit dans la nuit, assez pour recouvrir les pavés de feuilles rougeoyantes. Des flaques de sang sur les pavés blanchis.

La population riche et huppée du Palais commençait à égayer les rues de ses serviteurs zélés à faire leurs courses, des Héritiers matinaux à la recherche de la perle rare, au gré des rues dévoilant des artistes itinérants. Les cris des harangueurs, les voix de fausset des chanteurs, le roulement des charrettes sur les pavés et le claquement des sabots ferrés emplirent l’air, traînant dans leur sillage parfums de prix, épices exotiques, objets curieux, marchandise venant des cités des Ordres. On se pressait soudain dans les rues du palais, dans son grand quartier marchand tout de pierres blanches. Les dames luttaient avec leur ombrelle contre de brusques bourrasques de vent froid, des tourbillons de feuilles mortes se faufilaient entre les pattes des chevaux, ces messieurs tenaient leur feutre à plumes ou leurs hauts de forme de la main pour qu’il ne s’envolât pas.

Par delà la lumière de l’aurore venait l’ombre car la clarté ne peut exister sans les ténèbres. Un petit objet rond et noir roula sous un étal pour finir près des marches de marbre d’un cloître destiné aux marchands les plus fameux de l’avenue. Une toute petite chose, qui devait faire beaucoup de dégâts.

Un puissant battement de cœur dévasta tout sur son passage. La déflagration emporta la moitié du cloître qui vola en éclats. L’explosion projeta au sol les gens alentours sous l’onde de choc. Une épaisse fumée noire comme de la pois envahit le périmètre. Et le silence retomba soudain. Les gens pas trop blessés se relevèrent, hagards, le visage noir de suie, crachant et toussant comme des perdus. Il y avait quelques blessés à terre, les vêtements rougis de leur sang. Et les morts se cachaient encore sous les décombres.

- Aux armes ! Aux armes ! brailla un homme dont la perruque poudrée lui échappait.
- Je veux ma maman ! geignit une petite fille un peu plus loin.
- Par Lamia, que s’est-il passé ?

C’était la question qu’ils se posaient tous. Il faudrait du temps avant que la garde ne rapplique. L’explosion avait ravagé le cloître, brisé les vitrines des boutiques autour, enflammé quelques étals. Un cheval terrifié passa au triple galop vers la rue suivante. Un négociant se pencha pour ramasser quelque chose de blanc et de froissé. C’était une lettre cachetée de cire immaculée quoiqu’un peu noircie par la fumée âcre. L’homme le montra à tous les passants qui avaient fait cercle autour de lui. Un cachet de la Ligue. Les ennemis publics n°1 de la Reine lui faisaient savoir qu'ils étaient toujours actifs.



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MessagePosté le: Lun 19 Déc 2011 - 23:36    Sujet du message: Publicité

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Arlequin
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MessagePosté le: Ven 27 Jan 2012 - 00:27    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Ha, misère ! Tant de beauté, n’était-il pas là effacé ? Tristesse, lui qui pensait briller en les rues, larges ou point du tout, de la capitale, le voilà mis au rebus par l’architecture des grands bâtiments, l’ingéniosité des places, le détail des statues, le chuchotement de l’eau des fontaines, et tout ce monde en multiple coloris, mais par tous les dieux, pourquoi était-il si mal à l’aise dans un monde à son image ? Non ! Il n’allait pas se laisser abattre, il était l’Arlequin, l’unique, le grand, le mystérieux, l’inconnu, le célèbre, le brillantissime… oh, minute, n’était-il pas en train de divaguer ?

Pensées floues, démarche étrange, le drôle de bonhomme déguisé parcourait les rues d’un pas irrégulier, tantôt traversant à toute allure, de long en large, une rue, puis faisant quelques pirouettes, s’agrippant à un pilier disposé là rien que pour qu’il puisse se donner en spectacle, ou tout simplement avoir le plaisir puéril de se contorsionner pour visualiser le monde à l’envers, et de reprendre sa route, en petits sots ou pas rapprochés, avec de grands gestes théâtraux, des fois qu’on ne l’aurait pas encore remarqué.

Fou ? Un fou dans la capitale ? En liberté ? Pensez-vous, mais non ! Et finalement les badauds appréciaient le cirque d’un clown isolé, nouveau venu en ville, et dont on commençait déjà à causer en tavernes et auberges. L’artiste fini par se poser sur une estrade, d’ordinaire prévue pour les exécutions, potence encore en place. Poser, un terme inapproprié pour décrire la posture adoptée, mais comment la définir alors ? Assurément, il fallait avoir quelques dérangements pour se tordre ainsi, à moitié retourner sur lui-même, les bras pendus dans le vide comme s’il cherchait à se tordre encore plus, la plus légèrement inclinée sur le côté, et la langue pendue. Immobile, l’Arlequin attendait que son public s’amasse.



- Ha, misère ! Tant de beauté, tant de mystère !

Les passants firent halte, quelques gardes curieux se détournèrent de leur poste, et des commerçants abandonnèrent à leur jeune assistant leur étal afin de venir ouïr le saltimbanque. Des enfants tirèrent la manche de leurs parents pour les obliger à s’assembler avec le reste de la foule, enfin, oui son public était là, il pouvait débuter !

- N’est-ce pas, pour moi, un calvaire ? Oyez !

Il prit une pose normale et écarta les bras, levant la tête vers le ciel.

- Oyez-moi, oyez-vous, je parle pour nous ! Le vent y souffle, entre chaque mots, oyez-vous ? Il parle, il crie, il hurle, lui qui ne peut ni voir ni toucher.

Avançant rapidement vers un bord de l’estrade, fait mine de s’élancer dans la foule, qui recule et s’exclame avant de laisser éclater quelques rires et soupirs de soulagement en voyant le costumé stopper sa course pile à la limite du vide, mimant un oiseau en plein vol. L’Arlequin saute alors, et atterrit après réalisation d’un magnifique salto, à l’issu duquel o se demande encore comment son chapeau tient en place. Une fois les pieds au sol, fait quelques gestes visiblement désordonnés et aléatoires avec ses mains, les entremêlant et les démêlant tour à tour, avant de stopper la série pour sortir d’on ne sait trop où une fleur aux pétales rouges et noires, et de ployer légèrement le genoux sans pour autant le faire toucher terre, afin d’offrir la rose étrange, belle et en même temps sordide, à la première demoiselle à sa droite.

Puis l’amuseur public remonte, mimant le battement d’ailes d’un quelconque volatile, aussi gracieux que comique, et se tient alors sur une seule jambe, ployant l’autre de façon à maintenir son pied contre le flanc de l’autre cuisse, et tel une vigie, met la main en visière et observe au loin une chose qui n’existe pas, puis tourne la tête de l’autre côté, toujours sur une seule jambe. Regarde à nouveau la foule, silencieuse et curieuse, attentive à la suite, et fait comprendre par un haussement d’épaules qu’il n’a rien trouvé, mais cherchait-il seulement ?

- Je n’y puis rien voir, ah mon vent, mon ami, qu’y puis-je ouïr ?

Et le voilà qui maintenant se penche, main derrière l’oreille, comme pour écouter quelqu’un, ou est-ce le dit vent qu’il tente de comprendre ? Perplexe, la foule commence à danser d’un pied à l’autre. C’est alors qu’au loin, enfin pas tant que çà, on pu ressentir l’explosion à quelques rues d’ici. Ni une, ni deux, l’artiste saute dans la foule et se précipite vers la scène du choc, ne sachant encore rien de ce qui s’y trouve, mais à n’en pas douter, c’est là-bas qu’il y a de l’agitation, c’est donc là-bas qu’il doit se rendre !

Une fois parvenu au lieu de l’attentat, l’Arlequin reste fasciner par ce qu’il voit et, ne peut s’en empêcher, grimpe sur un toit, qui ne tient pas très bien après le souffle de l’explosion, et tout en tentant de conserver l’équilibre, ou alors fait-il exprès de le perdre, fait résonner à nouveau sa voix.

- Ah, chaos ! Tu es grand, tu es beau. Tu m’inspire, tandis que les vapeurs de la mort m’enivrent, oui ! Oui, je te respire, ah chaos ! Ne bouge donc point, je plonge dans ta mer de sang et d’os, moi qui suis ton maître, moi qui suis ton père.

Si les victimes de la bombe n’étaient pas occupées à autre chose, nul doute qu’il serait encore passé pour un dingue. Zigzagant entre les corps, ou tout simplement marchant dessus parfois, Arlequin se fraya un chemin jusqu’à l’attroupement des rescapés, ignorant les pleurs des enfants ou les mains désespérées tendues à travers quelques gravas.

- Mais, n’est-ce pas une lettre que nous avons là ?

La première phrase logique de sa journée, avait-il retrouvé un peu de sérieux ? Impatient, ou tout bonnement sans gêne, il s’empara de la missive encore cachetée et d’un geste, tira une courte dague de sous son costume sombre pour retirer le scel. Il y eu quelques protestations, mais au final on attendit surtout la lecture du document. Fallait-il vraiment laisser un tel énergumène détenir ce genre de chose entre ses mains ? N’était-il pas suspect lui-même ?
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Septima de Voenon
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MessagePosté le: Sam 28 Jan 2012 - 18:07    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Septima se faufila dans la foule comme si elle avait été anguille dans l’eau. Un spectacle de rue, c’était si excitant ! Elle avait besoin de se familiariser avec les artistes de la capitale pour mieux se forger son propre art, son réseau de relations et se faire connaître. Cela avait tout l’air d’une question de survie dans sa pensée. Echappant à la surveillance de Dame Viely, toute accaparée par un marchandage sur un parfum hors de prix avec son vendeur, la jeune femme coula son maigre corps entre deux badauds et vint se poster à la droite de l’estrade, son attention braquée sur l’inconnu masqué au costume bigarré, une leur curieusement avide au fond de ses prunelles rouges. Un chapeau à fleurs la couronnait, lacé sous son menton, cachant sous ses boucles de cuivre les oreilles de son infamie. L’être qui occupait la scène était extraordinaire, tout bonnement un génie ! Cependant, elle ne pouvait ignorer le frisson qu’elle ressentait à entendre s’élever sa voix. Un malaise à peine perceptible mais bien présent, une tension dans le bas-ventre. Cet être au sexe indéfini était dangereux, elle en était certaine. Une onde de menace, diluée par son habillage, émanait de lui. Mais elle ne pouvait, ni ne voulait, détourner son regard. Contre toute attente, le danger faisait courir l’adrénaline brûlante dans ses veines.

Lorsqu’il lui tendit une rose aux pétales rouges et noirs, somptueuse dans sa noirceur, elle retint son souffle. Elle prit la fleur, froissant ses petits gants blancs avec ses épines, sans le quitter des yeux. Qui es-tu ? Question muette que son regard seul pouvait déclamer.

Un souffle. Violent et putride. Si puissant qu’il tua sa concentration. Et lorsqu’elle vit partir l’être coloré, elle s’élança à sa suite après une infime hésitation, comme une noyée à la poursuite de sa respiration. Il incarnait la lanterne vacillante dans les ténèbres. Et ce son ! Si fort, si magnifique et si...

Horreur. Un cauchemar s’étendait sous les yeux de la septième fille des de Voenon. Des yeux d’enfant, encore. Elle eut peine à croire qu’un si beau son puisse produire pareille horreur. Elle papillonna et chancela, sans vraiment s’en rendre compte. Des bras la retinrent et elle aperçut le visage soucieux bien que noir de suie d’un homme. Il portait une redingote bleue, si bleue... Septima fixait le vêtement en espérant chasser de son esprit les corps pulvérisés, les cris d’agonie, les pleurs de femmes. Le sang se mêlait à la terre, qui semblait avidement la boire. Telmàriën réclamait son dû, ses habitants lui appartenaient corps et âmes. L’Héritière ferma les yeux et gémit. Elle en eut honte puis s’étrangla avec sa salive : comme si sa fierté avait quelque importance face à ce chaos ? Un peu plus loin, ou plus haut, la voix de sa lumière louait ce même chaos. Elle trembla. La rose tomba.

- Partez, dit abruptement l’homme qui la tenait enlacée. Ce n’est pas la place d’une femme, vous ne devriez pas voir ça.

Elle s’eue bien volontiers dégagée de son étreinte réconfortante mais ses jambes flageolaient. Quelque chose de brûlant lui piquait les yeux. Elle s’arracha enfin à l’homme qui partit rejoindre les badauds. La jeune femme crut qu’elle pourrait tenir debout seule mais après quelques pas, s’effondra dans un nuage de minuscules gravats. Une main sortie d’elle ne savait où agrippa l’ourlet de sa robe et macula de sang la dentelle. Elle hoqueta, se rétracta en rampant dans la poussière. Elle hurla en découvrant le corps à moitié enfouis, brisé. Elle se releva en vitesse, malhabile mais courant déjà. Elle buta contre des passants, des gardes, elle ne savait pas. Elle ne voyait plus rien, les larmes dévalaient ses joues.

° C’est impossible. Ce n’est pas vrai. Des hommes ne peuvent pas mourir comme ça. °

Où étaient les épopées, les preux chevaliers, le fracas des épées, l’élégance du dernier soupir ? Où était la beauté ?

° C’est trop laid. C’est affreux. C’est impossible. °

Mais c’est ça, la vraie mort. Impuissance, dégoût, peur. Force aveugle qui frappe au hasard et qui emporte tout, sang, souvenirs, âme. Tout. Et il ne restait plus rien des gens après son passage.

° Faux ! Il reste la musique. Elle transcende les âges et gagnent les cœurs. Elle-seule peut ressusciter les morts. °

Septima trébucha, fit machine arrière et se retrouva dans le cercle de badauds rassemblés autour de la lettre cachetée de cire blanche. Tout le monde en entendait parler à Telrör. La Ligue. L’être coloré, si fascinant et terrifiant, l’avait ouverte et la peur serra les entrailles de la jeune sang-mêlée. Elle ravala ses sanglots et elle leva les yeux sur l’Arlequin dont elle ignorait jusqu’au nom. Cette lettre était un malheur.

- Non, ne lisez pas... Pas à haute voix.

Une invitation autant qu'une supplique.


" Oh ! How will you find your way ? "
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Cassialys Trendor
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MessagePosté le: Jeu 23 Fév 2012 - 21:05    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Qui aurait cru que le génie de l'homme était capable d'horreurs... Qui aurait cru qu'en cette belle journée une explosion transformait ce petit rythme de vie au quotidien en un champ de bataille, à une zone apocalyptique ? A un arrachage soudain de vie pour les personnes s'étant trouvé là au mauvais moment et au mauvais endroit. Personne... Même pas une vraie diseuse de bonne aventure, pour peu qu'elles existaient réellement. Toutes des voleuses de toute manière. Mais passons les détails à leurs sujets. L'avenir était connu seul du Destin et aujourd'hui, lui seul connaissait les raisons du désastre qui allait se produire....

Notre voleuse avait décidé aujourd'hui, en ce tout début de matinée, de passer dans ces environs. Elle ne venait pas souvent en ces lieux, sauf quand elle avait besoin d'articles de qualité pour ses affaires personnelles ; quand elle en avait vraiment les moyens... Là depuis quelques jours, elle tournait presque en rond, en attente d'un quelconque contrat. Mais depuis ces fameux quelques jours, on ne se bousculait pas pour venir réclamer ses services. Il y avait des moments comme cela, où les gens ne voulaient pas se balader en dehors de la ville, ou alors les caravanes trouvaient un autre guide moins cher qu'elle... Ou un qui avait la langue si bien pendu que les commanditaires ne voyaient pas l'arnaque à leur sujet... Mais leur sort n'était pas son soucis. Et comme elle devait bien manger...

Oui elle voulait manger, car elle n'avait plus un sou la pauvre voleuse. Au point qu'elle avait dû mettre en loué son cheval, pour un commerçant, qui avait besoin d'une bête d'attelage. Le pauvre cheval... Mais son estomac primait par-dessus et la petite rente de cette location ne lui avait pas servi longtemps. D'où son passage au petit matin dans les rues du coin... Les marchands installaient leurs marchandises sur leurs étals et donc... par moment, avaient le dos tourné. Mais que prendre à manger ? Du pain ? Non, elle en avait soupé depuis ces derniers jours... De la viande ? Crûe ce n'était pas digeste et elle n'avait rien pour la faire cuire. Hors de question de sortir dans les bois pour se faire à manger. Grommelant tout en étant plongé dans ses réflexions, elle guettait toute cible potentielle... Mais à cette heure, elle n'allait pas croiser beaucoup de riches clients... Cela allait être les serviteurs des auberges ou des grandes maisons qui faisaient les courses, profitant des meilleurs produits avant la venue même de la foule... Pourtant, elle guettait. Si elle pouvait prendre au passage une petite bourse, elle aurait de quoi s'acheter convenablement à manger... Mais les paires d'yeux ici étaient comme... aux aguets, naturellement. Les gens ne paraissaient pas être dans la crainte perpétuelle de se faire agresser, mais restaient furtivement prudents... Diantre... Elle allait devoir piquer dans un panier sa nourriture alors... Oh et puis flûte...

Elle commença déjà à chercher sa pitance du regard, en s'attaquant à l'entrée de la rue marchande, qui allait être le théâtre prochain d'un acte dramatique... Cela se passa juste quand Cassialys commença à saliver devant une tourte de viande, encore toute chaude et odorante... et le marchand avait le dos tourné, occupé à ramasser une caisse... La main tendue, elle allait prendre son repas de la matinée quand la déflagration eut lieu... Une explosion sans nom, comme si les foudres des divins venaient de frapper en un point exact...

Le choc fut terrible et comme bien d'autres personnes présentes, qui survécurent à l'explosion, Cassialys se retrouva à terre, avec une large planche d'étalage au-dessus d'elle... Un tréteau de bois avait retenu cette planche, lui évitant un écrasement plus que probable... Une chance... Elle repoussa comme elle put l'entrave et se redressa, un peu hagard et choquée... Que venait-il de se passer ?

Elle en avait déjà vu des horreurs dans sa vie, mais jamais comme celle-là... Comme si elle se retrouvait sur un champ de bataille... Elle manqua de blêmir quand elle tendit son regard vers le lieu où avait eu lieu le "massacre". Des corps carbonisés... En morceaux... Elle baissa les yeux, blême.... se détournant un peu en voyant une main à moitié arrachée trainant non loin d'elle...

Les pleurs, des cris de panique ou encore des appels, commençaient à monter de partout. Cassialys avait l'impression de pas réussir à réfléchir, se demandant quoi faire... Encore sous le choc... Elle vit au loin un drôle de bonhomme qui ne semblait se rendre compte de rien.. Pourtant, la rue était en ruines, méconnaissable ! Comment ne pouvait-on pas être surpris, perturbé.... Quoique...Il paraissait un peu fou ce type....Pourtant.... Elle ne put s'empêcher de se rapprocher, comme d'autres badauds... intriguée par ce qu'il avait dans sa main. Une lettre ?

Une femme hurla presque de pas la lire... .

[HRP : me dire si un truc cloche Okay]
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Lamia la Malveillante
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MessagePosté le: Dim 26 Fév 2012 - 15:38    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Sitôt décachetée, on pourrait lire ceci dans la lettre laissée par la Ligue :

    Chers habitants de Telrör,
    Nous sommes désolés d’avoir fait couler votre sang. Il faut sacrifier des vies pour attirer l’attention semble-t-il. A la nouvelle lune d’Ororan, vous saurez pourquoi les tyrans sont en danger ici.
    Reine Ecarlate, votre règne s’achève.

    L.


Un peu plus loin, sous des gravats, à l’écart des badauds rassemblés et des quelques apothicaires et guérisseurs qui débarquent en renforts escortés par des gens d’armes, un homme se traîne, rampe douloureusement sur le sol. Il ne sent plus ses jambes et pense qu’elles ont été brisées. Du sang macule sa chemise et sa veste, son visage est noir de suie et ses mains toutes écorchées. Il a l’air de n’importe quel blessé. On ne peut toutefois s’y tromper car à bien y regarder, ses vêtements sont de bonne facture, à la coupe impeccable et les manches brodées de fils d’or... Un noble, un prince, un Héritier. Personne ne semble faire attention à lui et c’est tant mieux. Il doit quitter cet endroit au plus vite. Et s’il ne le peut pas, il doit hâter sa mort.



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Arlequin
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MessagePosté le: Dim 26 Fév 2012 - 21:02    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Il plongea ses yeux vairons dans ceux, plus sombres, de la demoiselle à qui tantôt il avait offert une rose, laissant sa supplique couler dans ses oreilles comme si elle faisait s'extasier ses tympans. N'était-ce pas là quelque chose de magnifique ? Une belle jeune femme l'implorait de ne pas lire, tout du moins à voix haute, la missive ? Sans doute celle-ci ignorait qu'il ne faisait que ce qui l'intéressait. On ne pouvait pas vraiment appeler çà de la liberté, entre un esprit de contradiction fort et une volonté d'ennuyer le monde environnant, il restait peu de place pour une volonté propre.
Détachant son regard d'elle un instant, il leva légèrement le feuillet à l'intérieur de la lettre, juste assez pour pouvoir en lire les premiers mots mais pas trop de façon à ce que nul ne puisse voir son geste.

Un début de lettre trop poli à son goût. Qu'allait-il faire ? Son cerveau se mit en marche, une véritable machine infernale à pondre des plans diaboliques. Malgré le chaos, des gens continuaient de s'attrouper autour d'eux, tous observant avidement l'enveloppe brandie. Tandis que les premiers secours arrivaient et dispensaient des premiers soins désespérés au hasard des cris d'agonie et de souffrance audibles de-ci de-là, l'Arlequin prit sa première décision : prendre connaissance du contenu du pli qu'il tenait. Agrippant un bout de l'enveloppe de sa main libre, il pinça son contenu avec l'index et le pouce de l'autre, puis dans un geste brusque il tira, envoyant valser violemment l'enveloppe désormais vide vers l'attroupement de curieux et dissimulant le véritable objet de toutes les convoitises entre sa paume et son ample manteau noir.

Tandis que les moins malins se battaient pour récupérer une enveloppe vide, il jeta un oeil rapide aux mots du feuillet. La lecture fut rapide, il n'y avait pas grand chose. Broyant aussitôt le papier dans sa main, il s'amusa de la stupidité de ceux qui continuaient de se disputer le leurre. Qu'allait-il faire de son précieux butin maintenant ? Le laisser aux autres ? Non, ils seraient capables de le réduire en miettes avant d'en avoir lu la première syllabe. Le lire à voix haute ? C'était possible, la lettre était chiffonnée mais encore tout à fait lisible. Mais çà non plus il n'y comptait pas vraiment, après tout ces simples mots lui conféraient un certain avantage et surtout une valeur non négligeable.

Ses yeux se plissèrent de malignité, et son sourire visible de tous, maquillé de paillettes dorées, s'étira en un rictus sournois. Bien qu'il n'avait pas son habituel costume fétiche, il était en ce moment le véritable Arlequin. Il prit donc sa seconde décision : faire disparaitre le pli de ce mystérieux "L", et il n'eut pas à chercher longtemps comment s'y prendre.
Agile, il se glissa jusqu'à un étal qui brulait, légèrement. Il avait conscience que tout le monde n'avait pas été berné par son petit tour, et d'autres avaient fini par comprendre la supercherie. Il jeta vivement la lettre dans le petit feu, et pour s'assurer que la combustion se fasse rapidement et que son entreprise soit un succès, il ajouta dans le brasier un peu de poudre, dont il se sert d'ordinaire pour créer un fumigène.

La petite explosion eut tout de même un certain effet sur les esprits encore choqués par la précédente, plus grosse et dévastatrice. Certaines personnes se couchèrent instinctivement au sol, en criant, et d'autres prirent leurs jambes à leur cou, entrainant une bousculade. Ajoutons à cela l'écran de fumée et la flamme produite par la poudre, et on obtient une superbe diversion !
Profitant de cet instant de confusion supplémentaire, l'Arlequin se faufila jusqu'à un toit voisin, du moins une moitié de toit voisin, menaçant de rejoindre l'autre partie au sol à tout instant, et de là-haut il observa la scène dont il était le principal responsable.

Assis, une jambe allongée entièrement et l'autre repliée vers lui, un bras mollement posé dessus, l'autre servant d'appui, il attendit que la fumée s'en aille. Et maintenant, qu'allait-il se passer ? Il était certain d'être le seul à connaitre le contenu de la lettre, et il comptait bien jouer là-dessus...
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Septima de Voenon
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MessagePosté le: Ven 2 Mar 2012 - 11:53    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

« Les mots ne sèchent pas les pleurs. Les mots ne réparent pas les cœurs. Le rêve s’endort mais pas l’espoir. »

La ballade qu’avait fredonnée un jour un poète pour elle à la maison de son père lui revint en tête. Autour d’elle, le chaos de cendres et de sang attiraient secours et curieux. L’étrange saltimbanque tenait toujours la lettre entre ses mains et les yeux de Septima ne pouvaient s’en détacher. Priant secrètement pour qu’elle ne fût pas lue, ce que démentait l’éclat avide de son regard. Partagée entre l’horreur et l’exaltation, la jeune Héritière songea que cette attitude était des plus malsaines. L’homme qui l’avait tout à l’heure empêchée de tomber avait dit vrai : elle n’avait pas sa place ici. Seulement, elle ne parvenait pas à trouver la détermination nécessaire pour quitter le lieu du drame. Au contraire, sa curiosité l’enchaînait, la clouait sur place. Sa raison battait la campagne, ou alors se noyait dans un tourbillon d’émotions violentes qu’elle ressentait soudain à contempler ces mains fines et gantées tenant une mystérieuse lettre assassine, au sceau de cire blanche comme un linceul. Peur, avidité, jubilation, tout cela se dilatait dans son être ébranlé et vacillant comme un navire en pleine tempête. Elle s’en sentie inspirée, portée par un souffle de notes qui bientôt devraient prendre corps sous ses doigts de fées. La musique de ce chaos, de cette lettre et de cet être bigarré, la transportait.

Elle revint peu à peu à la réalité en croisant des yeux verts face à elle, les yeux d’une femme qu’elle avait déjà croisée… Une chasse, un appât, des insultes, des compromis, pour un magnifique – comme pour tout ce qui est dangereux – Sanghore albinos. Oui, une Chuchoteuse nommée l’Ombreuse. Septima se détourna d’elle aux gestes soudain violents de son tendre sujet d’admiration déplacée. Ses yeux suivirent la courbe blanche des doigts, l’envol d’une corolle vide mais ne put voir le contenu de la lettre restée en possession de l’Arlequin. Il la fit d’ailleurs disparaître sitôt lue, dans une gerbe d’étincelle et un nuage de fumée. De nouvelles mesures s’ajoutèrent à la mélodie jouée dans l’esprit de la sang-mêlée. Une pointe de déception lui perça le cœur : elle n’avait eu le temps de lire la lettre. Mais très vite sa fascination revint, en même temps qu’une terreur sourde lui nouait les entrailles.

Elle entraperçut à travers la fumée la silhouette de l’Arlequin s’échapper de la prison des regards et elle le perdit de vue. Vidée par son effort créatif, la marée d’inspiration refluant avec le départ de son mystérieux saltimbanque, Septima de Voenon se retrouva démunie, telle une âme errante. Elle eut une brève pensée pour sa robe fichue qui lui vaudrait certainement des remontrances de la part de sa gouvernante. A bien y songer, c’était absurde. Etait-ce sa faute s’il y avait eu cette explosion, ces morts, cette folie ? Oh oui, de la folie, son nouveau morceau s’appellerait « Larmes de Folie ». C’était parfait. Ne lui restait plus qu’à rentrer à la maison, alors ?

Tel un automate, Septima tourna les talons mais trébucha à nouveau, ses souliers abîmés ayant perdus de leur stabilité. Son regard passait sans voir sur les gens, les choses. Les mots étaient impuissants à décrire pareille horreur et accablement. Les batailles du temps jadis étaient-elles toutes aussi affreuses et laides que cet attentat d’aujourd’hui ? Il lui faudrait tout raconter à Echec et cette pensée rassurante lui donna la sensation d’enfoncer ses doigts dans la douce fourrure de son chat et fidèle confident.

- Septima ?

Une voix l’appela et la tira hors de sa léthargie. Une voix rauque et fatiguée mais empreinte d’étonnement, presque de peur. Elle croisa des yeux du même rouge sombre que les siens et arrêta net ses pas hésitants. Cette voix, ces yeux, ce visage…

- Quartus…

Ce n’était pas une question, elle savait que se tenait là son frère, le quatrième né de la fratrie de Voenon. Elle fut frappée par son apparence. Il avait maigris, de la suie couvrait son visage et ses vêtements. De sang maculait sa veste et ses mains mais son regard était demeuré franc. Sa tignasse blond-roux était parfaitement reconnaissable. La souffrance était peinte sur son visage d’ordinaire si amical. Le regard de la jeune femme tomba sur ses jambes. Son frère était adossé contre un mur encore debout de la galerie marchande, ses longues jambes étendues, immobiles, devant lui. Septima ne put se retenir et tomba à genoux dans la poussière près de lui. Le frère et la sœur ne s’aimaient pas particulièrement mais avoir survécu à pareille horreur les rapprochait.

- Je crois que j’ai les jambes cassées. Oh, Septima, si j’avais su que tu étais là…
- Tu ne pouvais rien faire pour arrêter ça
, l’interrompit-elle en posant une main légère sur son bras.

Quartus agrippa sa fragile main et la serra à lui faire mal mais Septima ne broncha pas, encore hagarde.

- Tu ne comprends pas… J’ai fait mon devoir. Tu n’y es pour rien, tu n’aurais pas dû te trouver ici, j’ai faillis te tuer, oh ! Sainte Kilian…
- Que veux-tu dire ?
articula difficilement sa jeune sœur.

Il ne répondit pas. Septima avait déjà compris. Un cri résonna, coupant leurs réflexions et leurs angoisses. Une femme portant une cotte de mailles venait d’arriver à cheval, une grande épée battait sa hanche et l’épée ailée brodée sur son manteau resplendissait sous le soleil. Une Sentinelle. Septima se retrouvait confrontée à un choix : que faire ?


HRP : Désolée pour la longueur, je me suis emballée ^^' J'ai exploité un peu Quartus, il n'était pas prévu de lui donner une identité mais ce n'en sera que plus intéressant ! S'il se sent menacé, il n'hésitera pas à se suicider - sauf si on fait pression sur sa sœur. La Sentinelle est un PNJ à exploiter au cas où, pour qui veut.
PS, les paroles en haut du message viennent de la chanson "Entre deux mondes" de Phil Collins pour le dessin animé "Tarzan" ^^



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Cassialys Trendor
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MessagePosté le: Sam 10 Mar 2012 - 21:20    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Devant l'étrange personnage, Cassialys reprenait petit à petit ses esprits. Être hagard était une chose, le rester en était une autre. Rapidement sa conscience la secouait un peu, la ressaisissant un peu pour qu'elle comprenne qu'elle ne devait pas lambiner. Le tout malgré l'horreur qui l'environnait. Les secours arrivaient et agissaient déjà pour fouiller les ruines, pendant que les yeux de la voleuse suivaient le début de l'ouverture de cette fameuse lettre, qui avait une importance bien plus conséquente qu'on ne pouvait le croire....Qu'allait-on entendre ? Elle serrait déjà les dents, avec l'impression que cela n'allait pas être bon... Mais pas bon du tout... Puis soudain, l'inconnu jeta la lettre, profitant de l'attention que lui portaient les badauds curieux. Le papier virevolta quelques instants avant qu'un attroupement se soit regroupé en dessous de lui pour tenter de l'attraper. Une légère bise le fit encore un peu voler plus haut, le faisant encore danser, comme pour se moquer d'eux.

Cassialys avait reculé, se résignant à sortir de ce lieu de chaos et de suie, qui commençait à sentir la mort et la chair ; carbonisée en plus... Après tout, que lui importait le contenu de cette lettre. Elle avait autre chose à faire que de connaître ses mots. Oui, elle devait trouver une auberge propre pour se laver et se remettre de ses émotions. Après une analyse personnelle, elle se savait choquer. Et si elle ne se reprenait pas en main rapidement, elle allait devoir attendre des jours entiers pour s'en remettre. Et elle ne tenait pas à être inactive tout ce temps. Ce n'était pas pour ses affaires...

Alors qu'elle cherchait à se retirer de l'amassement humain, l'étrange bonhomme s'était approché d'un étal et une soudaine explosion, un pétard en comparaison de l'explosion de tout à l'heure, apporta une nouvelle vague de panique. Des gens se bousculèrent, d'autres furent repoussés, tombant à terre. Cassialys fut l'un d'eux, grommelant de la peur qui prit à nouveau les survivants. Elle réussit à rouler sur le côté pour éviter de se faire piétiner par un ou deux marchands aux cheveux brûlés. Est-ce que le quartier allait exploser cette fois ? Est-ce qu'on cherchait à terminer le travail commencé ?

Mille et une autres questions se bousculaient dans son cerveau quand elle chercha à se relever. Furtivement, elle fit une silhouette passer dans un recoin de toiture... La fumée avait donné cette impression... Non, elle ne l'avait pas rêvé ! Et si malgré le choc, elle avait des hallucinations.... Elle fronça des sourcils et se dépoussiéra ce qu'elle put de ses vêtements tout... cendreux et couverts de poussières. Elle soupira devant le vain exercice... Elle allait voir si elle avait vraiment eu un soucis visuel...

Elle réussit à trouver un recoin hors d'atteinte du vent de panique restant pour grimper le long d'un mur, qui manqua de la faire glisser, s'effritant sous ses doigts. Certaines maisons avaient pris un coup avec le choc de la première explosion.. Elle arriva tant bien que mal à monter tout en haut et contourna un toit. La chance sembla être avec elle à ce moment là... Elle fit quelques minutes après, de dos, le mystérieux hommes de tout à l'heure. Elle plissa son regard et s'accroupit ; au cas où... D'habitude, elle aurait souri, mais suite à ce qu'elle venait de vivre...

"Alors on joue les filles de l'air ? Je peux savoir à quoi vous jouer ? ''

En dessus d'eux, une cavalière venait de faire son apparition. Mais cela ne concernait pas Cassialys, qui n'avait d'yeux que pour l'Arlequin.
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Arlequin
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MessagePosté le: Dim 11 Mar 2012 - 00:30    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Un bruit de tuiles qui s'entrechoquent lui fit tourner légèrement la tête. Derrière son masque, ses yeux se braquèrent sur la femme qui venait de rejoindre son toit, car bien évidemment il s'agissait de SON toit ! Après tout il était arrivé dessus le premier. S'il avait pu tirer des fléchettes avec ses pupilles, elle serait déjà clouée en contrebas, deux trous dans le crâne. Mais il n'avait pas cette capacité, aussi se contenta-t-il de la dévisager à l'ombre de son déguisement.

- Vous avez répondu à votre propre question avant même de la poser.

Ne venait-elle pas en effet d'affirmer qu'il jouait à... aux filles de l'air ? Qu'était-ce ? Peu importe, il s'en fichait. Il détourna son attention de la femme et se reconcentra sur ce qui se passait plus bas dans la rue dévastée. A peine avait-il était absent du spectacle l'espace d'un instant que la pièce avait changé d'acte ! Une Sentinelle était arrivée sur les lieux du drame. La voyant, il grimaça. Il détestait les gens de cet Ordre plus que tout, et celle-ci, seule, avec son air de justicière, le rendait malade.

Quand les gens s'aperçurent de l'arrivée de ce qui devait être à leurs yeux une ange gardienne, comme si à elle seule elle allait tout résoudre et apporter toutes les réponses, ils vinrent s'attrouper autour de la Sentinelle. Un troupeau, c'est ce qu'ils étaient, et le bétail est fait pour être abattu. Voilà la pensée qui traversa son esprit, et il chercha aussitôt un moyen de se débarrasser de la nouvelle gène.
Il n'eut, encore une fois, pas à chercher ni bien longtemps ni bien loin, car la solution se trouvait juste sous ses fesses.

Se souvenant qu'il n'était pas seul sur le toit branlant, il se leva et se tourna à demi vers l'autre grimpeuse, affichant de nouveau un sourire sadique, du genre à tout de suite comprendre qu'on a face à soi quelqu'un de dangereux, sans pour autant qu'il cherche à faire peur. Non, il ne voulait pas l'effrayer, après tout à cause de cette Sentinelle elle était devenue sa seule spectatrice, alors autant la combler. Il était temps de semer une autre graine de chaos !

- Savez-vous quel est le secret d'une terreur réussie ?

Sans attendre de réponse en particulier, il balaya largement la ruelle du bras et arrêta son geste dans la direction du groupe en bas. Il espérait que la curieuse venu le questionner avait un bon aperçu de ce qui se passait, après tout le spectacle aurait lieu là, en bas.

- C'est l'espoir qui l'introduit. Donnez un peu d'espoir aux gens, puis arrachez-le leur brutalement, plongez-les dans le désordre et le sang, retirez tout ce qu'ils ont entraperçut durant ce court instant d'espérance, et ils n'en seront que plus horrifiés.

Sur ces mots, il claqua du pied. Une tuile qui tenait déjà plus vola en l'air, suivant une trajectoire verticale quasi parfaite, puis gracieusement l'Arlequin se tint non plus sur ses deux jambes mais sur ses mains, et dans une vive rotation envoya valser violemment la tuile d'un puissant et précis coup de botte. Restant dans la posture du poirier, il admira son oeuvre, sans trop savoir si elle allait réussir ni quelles conséquences elle aurait. C'était çà l'intérêt du chaos, on sait quand et comment ça commence, mais ce qui s'en suit est imprévisible, un peu comme lui en fait !

La tuile, qui à l'origine devait venir s'encastrer dans le heaume de la Sentinelle, termina en réalité sa chute dans l'une des pattes du cheval, qui aussitôt se mit à hennir avant de s'effondrer inévitablement, ayant perdu l'équilibre. La Sentinelle se retrouva coincée par la chute et les badauds tentèrent de l'aider. Bien, le chaos n'aura pas durer longtemps finalement... Dommage il aurait tant aimé décapiter du premier coup sa cible !

Sentant qu'on allait bientôt s'intéresser à la source du projectile, il reprit position sur ses pieds et remonta un peu le toit avant de passer de l'autre côté, histoire de ne plus être en vue. Puis il se tourna vers l'autre personne présente sur le toit.

- Vous ne devriez pas monter un toit en ruines vous savez, c'est dangereux.

Etait-ce vraiment à lui de dire çà, après tout ce qu'il venait de faire ? Et pourtant, ce message en cachait un autre. Désireux de retourner dans la rue, il ne s'attarda pas et, au passage, en profita pour perturber encore un peu plus l'équilibre de la toiture, qui ne pu supporter plus longtemps qu'on la maltraite. En l'espace d'une minute, tout s'effondra, et on entendit un ou deux cris par-dessous, sans doute des malheureux qui s'étaient trouvés là par hasard.

Lorsqu'il atterrit en bas, ce fut pour tomber nez à nez avec la jeune demoiselle à qui il avait offert une fleur durant son spectacle dans le quartier voisin. Il baissa les yeux sur l'homme en sa compagnie avant de prendre la parole, son sourire auparavant sadique était devenu... étrange, toujours aussi angoissant mais laissant transparaitre plus de sympathie que le précédent.

- Dites, ça vous direz de jouer avec moi ?

Une idée qu'il devait à la femme de tout à l'heure, il avait eu le temps d'y réfléchir. En effet, les jeux, tout le monde aime çà non ? M'enfin peut-être pas SES jeux à lui... D'ailleurs en parlant de cette femme, où était-elle passée ?
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Septima de Voenon
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MessagePosté le: Dim 18 Mar 2012 - 22:53    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

La Sentinelle à cheval se rapprochait du lieu d’attroupement le plus proche, son regard perçant passant sur les corps et les ruines, ses mains gantées crispées sur les rênes. A ses cornes torsadées pointées vers le ciel qui dépassaient de sa grande natte blonde, Septima devina une Oryak sous la fine musculature et la haute taille. Elle la suivit encore un instant du regard, n’osant plus croiser celui de son frère. Son frère. Un meurtrier. Si elle n’entendait rien à la politique, tuer des gens lui paraissait désormais d’une laideur absolue et elle peinait à imaginer les batailles radieuses des épopées lyriques après un tel désastre.

- Septima... Je t’en prie, parle-moi !

Il lui serrait toujours la main, broyant ses doigts menus, la suppliant de le regarder. La jeune musicienne se retrouvait confrontée à un sacré dilemme. Confondre son frère ou le laisser s’échapper ?

- Quartus.

L’Héritier réagit à son nom en lui lâchant précipitamment la main. Le regard de sa sœur le cloua sur place.

- Comprend mon geste !
- Je ne peux pas.

C’était aussi simple que cela. Comme une boussole ayant perdu le nord, Septima ne se posait plus de questions censées. Qui était le commanditaire de cet attentat, à l’origine de l’ordre ayant conduit son frère à agir ainsi ? Que contenait donc cette terrible lettre ? Qu’est-ce qui se préparait dans l’ombre ? Elle se demandait seulement si elle allait dénoncer Quartus ou non.

Une tuile heurta une jambe du cheval et la Sentinelle s’écroula avec un cri. Une nouvelle bousculade souleva un nuage de poussière et de sang et lui masqua la vue. On aidait vraisemblablement la Sentinelle à se dégager de sous sa monture blessée. Le symbole de l’Ordre des Justes, seule source de lumière dans les poèmes lyriques appris dans son enfance, flamboyait d’un éclat moindre sur la cape maintenant abimée. Se relever, aller vers lui, tout lui dire... C’était si simple !

La question qui fusa innocemment de sous le masque la pétrifia dans son élan. Ce fut comme un automate bien réglé qu’elle répliqua d’une voix sans timbre, cherchant à croiser ce regard non fuyant mais insaisissable de cet être coloré.

- Quelles en sont les règles et les enjeux ? Je ne connais que celui dont le but est d’achever une partition. Existe-t-il un jeu qui puisse...

Septima avala péniblement sa salive, les mots peinant à franchir ses lèvres. Elle hésita.

- Un qui puisse semer le chaos dans des notes aussi parfaites ? Semer la mort comme on sème le blé ? Existe-t-il seulement un jeu qui n’ait pas de règles ?


[HRP: je me rattraperai au prochain post.]


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Cassialys Trendor
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MessagePosté le: Mer 4 Avr 2012 - 18:40    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Mais la prenait-il pour une idiote là ? Ou alors était-il lui aussi choqué de cette explosion ? Par contre, suite à sa réponse un peu déplacée à son goût, il porta son attention non pas sur Cassialys, mais sur ce qui se passait sur la rue. La jeune femme plissa des yeux. Il devait avoir un égo démesuré celui-là. Elle ne le quitta pas des yeux, se méfiant un peu de ce qu'il pourrait faire. Elle aussi pouvait faire semblant de pas s'intéresser à une victime avant de VLAN, agir contre elle. Par contre, quand il daigna se relever et se tourner de moitié vers elle, Cassialys discerna un sourire qui ne lui plut pas, mais pas du tout et elle se tendit... Déjà le coup de l'explosion et maintenant ce crétin... A quoi jouait-il ? Là elle pensa :

*Je cherche vraiment les ennuis. Pourquoi je m'occupe pas de mes affaires moi...*

Et oui la curiosité est un vilain défaut et bien qu'elle le sache, elle n'en faisait qu'à sa tête. La preuve en était sa présence sur ce toit... En tout cas, elle apprit rapidement que ce guignol là était rapide et doué dans l'acrobatie. La tuile volait à peine dans les airs que déjà l'Arlequin était déjà sur ses deux mains. L'esprit de la jeune voleuse ne fit qu'un tour et elle se jeta aussitôt sur le côté. Là la tuile fut propulsée, non pas dans sa direction, mais sur la cavalière plus bas dans la rue. La chute du cheval fut radicale... Des gens hurlèrent.. En effet, il avait raison le bougre, la peur brisait tout... Même le faible temps de paix...

Oubliant la cavalière pour le moment, elle jeta un regard assassin sur le farfelu, avant qu'il ne se remette à nouveau à causer. Quoi un toit en ruine ? Quand ce dernier commençait à gémir....

*Ohoh...*

L'Arlequin avait fragilisé le fragile équilibre de cette toiture en usant d'une tuile. Et la saleté provoqua plus encore l'agonie du toit...

Cassialys chercha à se relever en douceur et en rapidité... les deux ne purent se joindre avec harmonie. Elle sentit les tuiles céder soudainement sous ses pieds, pendant que son interlocuteur bizarre la quitta à temps pour atterrir dans la rue... Elle ne put le suivre comme souhaité, tombant verticalement.

Par réflexes, elle chercha à se rattraper et cria quand elle réussit à attraper une poutre de plafond. La poussière et les débris restants tombèrent sur elle. Grommelante, elle serra les dents et tint bon à la poutre, priant on ne sait qui au maintien de cette dernière... Heureusement qu'elle aussi était agile. Saleté de bouffon de.... Une fois que tout cessa, elle regarda la hauteur. Ca allait, le sol n'était pas trop bas. Elle se laissa descendre et se palpa, s'assurant de pas être morte. Elle grommela à nouveau...

 »Toi mon gaillard, tu vas pas l'emporter avec toi....''

Elle ne sortit pas de suite de la baraque délabrée ; comment l'appeler autrement maintenant... Doucement, elle tendit la tête pour savoir où était passé l'autre drôle. Et il le vit, face à la cavalière de toute à l'heure. Cassialys sourcilla... Mince, elle n'avait pas remarqué que c'était une Héritière. C'était bien sa veine tiens... Mais l'Arlequin était là et lui faisait dos.. Elle prit sa dague et bondit aussitôt, agissant le plus rapidement possible pour arriver derrière lui et placer de telle façon la pointe entre ses omoplates...

''Un jeu qui semble n'être que le sien et qu'il modifie à loisir, hein mon grand. Pas de mouvements, même pas un petit doigt, sinon, tu vas sentir du froid dans le dos... Je pense que des présentations s'imposent non ? Aussi bien à moi qu'à ta nouvelle copine....''

[HRP : j'espère que cela va, si c'est pas bon, me le dire, je changerai Okay]
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Lamia la Malveillante
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MessagePosté le: Sam 21 Avr 2012 - 15:19    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant



Pute vierge !

- Dégagez de là ! rugit Feriel Ik’Jace en remuant sous le flanc de son cheval affolé par le bruit et la douleur de sa patte cassée.

Les badauds empotés s’écartèrent sous l’ordre impérieux lancé par sa voix forte. Ils la contemplaient avec des yeux ronds, des mines effrayées ou pleines d’espoir. N’était-elle pas une Sentinelle, de l’Ordre des justes et des défenseurs ? Il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin non plus. L’Oryak gagnait honnêtement sa vie en tant que Chevalier, membre d’élite de son Ordre mais ne faisait pas dans la dentelle. L’injustice lui faisait mal au cœur certes mais elle n’irait pas bêtement se jeter dans la gueule du loup pour une victoire aussi incertaine que fatale. Oui, elle aimait qu’on l’admire, que les hommes se retournent sur son passage, qu’on voit en elle quelqu’un d’exceptionnel. Mais mourir pour une noble cause n’avait jamais fait parti de ses objectifs. Et ce n’était pas pour aujourd’hui !

Si personne ne pouvait la délivrer, elle le ferait elle-même, comme une grande. Pas besoin d’avoir des incapables sur le dos, aussi louables soient leurs intentions. La grande femme blonde posa une main apaisante sur l’encolure de son cheval pour l’immobiliser fermement. Puis elle tira de sa ceinture une dague et entreprit de trancher les sangles de la selle. Elle rampa en arrière, éraflant ses cuissardes toutes neuves, déchirant le bas de son manteau en soulevant le flanc de l’équidé. Pauvre bête. Elle s’en occuperait plus tard. Feriel Ik’Jace se releva, s’épousseta en retenant quantité de jurons et vérifia son équipement : épée ok, dagues ok, cotte de mailles ok. Elle leva aussitôt ses yeux de charbon vers les toits encore debout, à la recherche des tuiles qui avaient bien faillis « séparer sa tête de son tronc » comme les bourreaux le disent si bien. Rien en vu. Pourtant elle aurait juré que quelqu’un s’y tenait...

Son regard retomba sur les passants couverts de suie et de sang. A Lamia la Ligue et ses attentats tous plus ratés les uns que les autres ! Pourquoi ils n’envoyaient pas une lettre ou une belle pétition plutôt que de tout faire sauter ? Rah et à Lamia cette Reine Ecarlate ! Restons calme toutefois. Ce n’était vraiment pas le moment de lui chercher des noises... Et où était la garde du quartier, bon sang ?!

Tel un lion furieux, elle fondit sur le premier pauvre hère devant elle et se retint de le secouer comme un prunier.

- La Ligue laisse toujours une lettre sur le lieu de son crime. Où est-elle ?

Mais l’autre balbutia quelque chose comme « j’sais pas ! » et la Chevalière s’en détourna aussitôt. Son regard aiguisé tomba alors sur une scène insolite. Un mystérieux saltimbanque avec deux jouvencelles, l’une bien née apparemment et l’autre de plus basse extraction. Tiens donc. Faisant entièrement confiance à l’intuition du dragon qui sommeillait dans ses entrailles, elle sut qu’il se tramait quelque chose de louche dans ce coin-là. D’un pas conquérant, les yeux étrécis, elle alla vers eux directement, sans hésiter ni répondre à l’attention des victimes.

- Je peux vous aider ? leur lança-t-elle d’un ton dur avant d’arriver à leur hauteur.



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Arlequin
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MessagePosté le: Ven 18 Mai 2012 - 23:42    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Tout le monde s'était rassemblé autour de lui, enfin, par tout le monde il fallait comprendre ceux qui l'intéressaient. C'était parfait, et ignorant la dague dans son dos, il afficha un sourire joyeux, penchant légèrement la tête de côté, observant la Sentinelle venue demander s'ils avaient besoin d'aide. Il avait trouvé un très bon jeu pour eux, et portant son attention sur l'homme à terre et l'Héritière, il annonça sa nouvelle invention, pour le meilleur ou pour le pire.

- Aux échecs. Nous avons déjà presque toutes les pièces, voyez-vous !

Désignant la Sentinelle...

- Le cavalier.

Puis la Chuchoteuse dans son dos...

- La tour.

Ensuite l'Héritière et l'inconnu...

- Les pions.

Et enfin lui-même...

- Le fou !

Avant de baisser son bras et de se concentrer à nouveau sur la Sentinelle. Il ne lui adressa cependant pas immédiatement la parole, préférant glisser quelques mots, à voix basse, à sa consoeur de derrière.

- Menacer quelqu'un devant une Sentinelle, vous êtes courageuse ma jolie.

Sur ces mots, il avança vers la Sentinelle, confiant de ne pas se faire embrocher, et croisa les bras sur sa poitrine.

- Il ne manque plus que le roi et la reine et, justement, nous allons aller leur rendre une petite visite, n'est-ce pas ? Vous cherchez une lettre, vous l'avez devant vous et à la fois pas du tout. Effectivement la Ligue a bien laissé une lettre, très courte, que j'ai eu entre les mains et que maintenant j'ai dans ma mémoire. Quel dommage que le papier et l'encre, eux, aient dû finir dans les flammes...

Souriant sadiquement, il n'allait pas laisser la Sentinelle prendre en main l'échiquier, et avant que celle-ci puisse réagir, il fila aux côtés du frère et de la soeur, les attrapant tous deux par l'épaule avant de leur chuchoter quelques mots, histoire de bien expliquer les règles du jeu, même si, comme l'avait brillamment souligner l'Ombreuse, dont il ignorait encore tout, celles-ci avaient une facheusement tendance à changer au gré des états d'âme de l'Arlequin.

- Ne soyez pas frustrés d'être des pions mes amis, ce sont en fait là de belles pièces voyez-vous, car vous avez la possibilité d'être royalement promus, pour cela, il suffit d'atteindre le bout du plateau.

Il se releva ensuite et plaça une main sur sa bouche en plongeant son regard à masqué dans celui de la Sentinelle. Il glissa également un léger coup d'oeil à la Chuchoteuse, histoire de la surveiller un minimum.

- La lettre était adressée aux régnants, je la délivrerai donc à qui de droit, et nul autre.
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Septima de Voenon
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MessagePosté le: Sam 19 Mai 2012 - 16:09    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Septima observait la ronde infernale de ses yeux agrandis par la peur et l’adrénaline brûlante qui courait dans ses veines. La Sentinelle lui paraissait agressive. La jeune femme aux yeux verts, déjà vu à la chasse au Sanghore blanc, lui faisait regretter ses bonnes pensées à son égard. Le saltimbanque, si mystérieux, se jouait de tous, lui seul connaissait la mélodie sur laquelle tous dansaient. Et son frère, son propre frère, aux jambes brisées et au cœur noircis de vilénie. Un meurtrier, son frère. L’esprit fragile de la Harpiste battait la campagne.

- Non, répliqua-t-elle alors que se détournait Arlequin. Les pions meurent, inévitablement.

Septima se releva en époussetant sa pauvre robe, peinée de la voir aussi sale, puant le sang et la poussière. Plus rien ne serait comme avant. Quartus suivait chacun de ses gestes du regard, quémandant l’attention. Ses yeux la brûlaient, elle aurait aimé qu’il ne fût jamais là. Qu’il ne soit pas responsable de ça.

Ses oreilles effilées, débarrassées du chapeau qui devait les cacher sous sa tignasse d’airain, se penchèrent vers l’Arlequin au mot « régnants ». Elle n’avait encore jamais vu ni eut l’honneur de rencontrer le Haut-Roi et son épouse. Un serpent glacé déroula ses anneaux dans son ventre et la peur revint, plus forte, plus animale.

- On ne peut pas.

Sa voix s’étrangla, comme un instrument mal accordé.

- Personne ne nous laissera passer, au palais. Et on ne pas le déplacer, il a les jambes cassées...

Elle ne voulait pas le quitter. Elle montra d’un doigt pâle son frère à terre qui les observait maintenant avec un air de défi, les mâchoires crispées. Il ne voulait plus mourir, plus maintenant qu’il revoyait sa petite sœur, qu’il souhaitait lui faire comprendre la raison de son geste, pourquoi la Ligue devait agir ainsi. Et pourtant... Un regard à la Sentinelle lui suffisait pour connaître son châtiment si Septima le dénonçait. Elle-seule savait pour l’heure. Quant aux deux autres, il ne leur faisait nullement confiance. Et surtout pas à cet artiste des rues complètement fou.

- Vous êtes fous !

Le regard de sa demi-sœur convergea vers lui, alerté par sa voix hargneuse. Quartus refusa de croiser ses yeux rouges et d’y lire quoique soit en eux, même une absence.

- C’est vous qui auriez dû mourir dans cette explosion.

Septima écarquilla plus encore les yeux, atterrée. Une envie de vomir la saisit. C’était plutôt son aîné qui devenait fou. L’éclat de la haine transpirait de ses yeux jadis mutins lorsqu’ils se posaient sur elle dans leur enfance. Alors, elle comprit quelque chose, un déclic se produisit dans son esprit. Tous, ici, tout le monde aurait dû mourir. Son frère aussi, car il se serait sacrifié. Quelque chose n’avait pas fonctionné. La Ligue aurait-elle un plan de secours ? Elle avisa la bague, la chevalière argentée qui ne portait aucune armoirie. Quartus suivit son regard et perdit un peu de sa superbe.

C’était le moment de choisir.


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Cassialys Trendor
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MessagePosté le: Lun 28 Mai 2012 - 19:52    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Des fois on en vient à se demander si on aurait pas mieux fait de rester coucher ce jour là, ou d’avoir pris une bonne cuite la veille pour avoir trop mal à la tête. Ainsi, dans ces deux cas, Cassialys n’aurait pas eu à se retrouver là, en plein dans ce bazar. Mais bon, comme elle y était mêlée, elle n’allait pas reculer, surtout qu’elle tenait en joue cet agaçant Arlequin. Une autre femme, une parfaite étrangère mais qui avait tout d’une Sentinelle fit son entrée en scène et demanda assez sèchement si le petite groupe avait besoin d’un coup de main. Cassialys sourcilla et vit que sa « proie »semblait se fichtre de sa dague menaçante. Il souriait ! Il avait vraiment un grain ce type…
 
Il lorgna d’abord la nouvelle arrivante, avant de s’amuser à faire la comparaison de la situation à une partie d’échec, nommant chacun des protagonistes comme une pièce de ce jeu. Cassy’ fut nommer la Tour… bien voyons… Et quand il se plut à lui souffler quelques mots, elle se tendit… Qu’est-ce qui allait l’empêcher de le planter ? Un manque de détermination… Car Il semblait être la pièce principale dans cette drôle d’histoire. Le fou n’était pas une pièce vitale, mais elle frappait vite dans certains coups… En tout cas, l’Arlequin, sans frémir, se détacha de la menace de la lame de la voleuse pour se rapprocher de la sentinelle. L’ombreuse manqua de jurer. Elle baissa sa lame, écoutant les paroles du cinglé.
 
Puis il s’amusa à sautiller vers les deux autres personnes, pour leur chuchoter on ne sait quoi… Puis il évoqua la lettre, exigeant de parler aux souverains. Cette demande orale fut vite contrecarrée par la réponse directe de Septima. Cassialys écoutait toujours, cherchant à analyser chaque point de cette affaire… Même si elle avouait de pas y comprendre quand chose… Mais cela pourrait toujours être utile… sauf quand le blessé prit la parole… Là La voleuse tomba un peu des nues.
 
Qui aurait dû mourir ?
 
’’Bon nombre de personnes ont failli mourir aujourd’hui ne trouvez-vous pas ? Vous semblez en savoir beaucoup sur cette explosion… ‘’
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Lamia la Malveillante
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MessagePosté le: Dim 3 Juin 2012 - 21:52    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant


Feriel Ik'Jace
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Feriel dévisageait tour à tour chacun des protagonistes de cette petite réunion, une migraine naissant à l’arrière de son crâne. Elle appuya un regard dégoûté à l’adresse du saltimbanque. Le Fou, ce nom lui allait décidemment à ravir ! Elle se massa les tempes avec un soupir en serrant les dents. Mais où était la garde du Prévôt, nom d’une méduse ?! Cette histoire sans queue ni tête lui donnait le tournis, engendrant moult nœuds à son pauvre cerveau. Elle aurait donné n’importe quoi pour se décharger de son rôle. Le Cavalier hein... Et bien, jouons !

- Soyons sérieux cinq petites minutes, M’sieurs Dames. Si je comprends bien, c’est « vous » qui avez brûlé la lettre, n’est-ce pas ? C’est bien ma veine...

Le vous et son regard orageux désignaient évidemment le Fou. Le dragon embryonnaire qui rêvait dans son abdomen semblait attiser sa méfiance. Il y avait quelque chose de louche chez cet homme... Ses yeux de rapaces se portèrent brièvement sur l’Héritier à terre, dont les jambes étendues devant lui et ses vêtements tâchés de sang bleu trahissaient son état lamentable. Elle s’en eut détournée si le soleil n’avait accroché un éclat métallique à sa main, une chevalière sans emblème et bombée. La main de la Sentinelle se crispa aussitôt sur la garde de son épée. Un éclair de rage s’alluma dans son regard, comme un incendie.

- TOI ! Tu es de la Ligue...

Elle jeta un long regard appuyé aux autres membres de leur petit comité, indifférente aux cris, aux pleurs, aux gardes et apothicaires qui commençaient à affluer parmi les blessés et les morts. Enfin, elle regarda le Fou, l’homme sans doute aucun le plus dangereux de la bande.

- On va au palais.

Concis, clair : c’était parfait. Ce ton n’admettait aucune contestation. Elle puisa dans la force octroyée par son symbiote, renforça ses bras et les muscles à l’arrière de ses jambes. Puis se pencha pour ramasser le meurtrier malgré ses faibles geignements de douleur. Ce faisant, elle lui retira sa chevalière qui tinta sur les pavés déchaussés : il ne risquait plus de se suicider avec le poison qu’elle contenait pour se sortir d’affaire. Ainsi équipée de son fardeau, elle prit la tête du groupe, ouvrant la route vers le dôme scintillant et les hautes tours blanches du Palais royal de Telrör.



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Arlequin
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MessagePosté le: Dim 10 Juin 2012 - 18:30    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Du sérieux ? Mais, il était toujours sérieux voyons ! Lend attendit que la Sentinelle fasse son travail, pour une fois qu'il trouvait cela utile à ses plans, il ne fallait vraiment pas l'interrompre ! Et en plus, elle allait l'emmener droit au palais, n'était-ce pas magnifique ? Tout se déroulait comme prévu jusqu'à maintenant, mais l'information que lâcha la Sentinelle le fit vibrer de toute son âme : ainsi cet homme était un membre de la Ligue, et sans doute un des poseurs de bombe. Quelle chance qu'il soit encore en vie !

Les yeux d'Arlequin suivirent les rebonds de la chevalière sur les pavés, qu'il s'empressa de récupérer pour la fourrer dans les dessous de son déguisement, bien à l'abri sous plusieurs couches de tissus. Il ne laissait jamais rien au hasard, peut-être se servirait-il de cet objet insignifiant au moment où on s'y attendrai le moins. Pour le moment, il haussa simplement les épaules en pliant ses bras vers le haut, formant un W avec son corps et ses mains, l'air de signifier qu'il n'y pouvait plus rien à la suite des évènements.

Emboitant le pas à la Sentinelle, Lend s'amusait de temps en temps à adopter une démarcher maladroite, intentionnellement, faisant mine de trébucher contre une débris, puis se rattrapant l'instant d'après dans une pirouette bien calculée. Il s'attarda un moment devant une statue d'une femme, surplombant une fontaine qui maintenant ne faisait plus rien couler. La statue avait eu la malchance de perdre sa tête, aussi cela inspira forcément le Fou qui s'empressa de poser genoux à terre et de déclamer un poème à cette figurine de marbre abimée.

Oui dès l'instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes
De l'amour qu'en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes
Ah ! Fallait-il que je vous visse
Fallait-il que vous me plussiez
Qu'ingénument je vous le disse
Qu'avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu'enfin je m'opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m'assassinassiez


Une fois la tirade finie, il se releva, trouva la tête fendue de la statue, la prit dans une main et posa l'autre main avec le dos sur son front, l'air triste et désespéré. Quand ce petit cirque ne l'amusa plus, soit rapidement, il laissa tomber la moitié de tête sans autre forme d'attention, et retourna auprès du groupe. Il se demandait bien ce qui pouvait motiver les autres à poursuivre leur route vers le palais. L'Héritière semblait tenir à l'homme perché sur l'épaule de la Sentinelle, celle-ci voulant surement tirer tout ceci au clair et faire fière allure devant ses régnants, quant à l'autre femme... bonne question, elle s'était faite entrainer là-dedans.

Lend se plaça entre les deux demoiselles sans armure, marchant normalement cette fois. Le palais était bien visible devant eux, même s'il fallait encore quelques minutes pour y parvenir. Autant occuper ce temps, n'est-ce pas ?

- Les pions ne meurent pas inévitablement, sinon il serait mort n'est-ce pas ?

Il fit un clin d'oeil à l'Héritière, bien que celle-ci ne pouvait le voir, derrière son masque noir.

- Quelle signification pour les pièces, ah, je me demande bien. Et quelle couleur avons-nous ?

Oui, n'oublions pas que sur un échiquier, il y a deux couleurs, et çà Lend n'en avait pas encore parlé. De même, comme il venait de l'évoquer, distribuer des rôles aux gens n'avaient jusque là aucun sens, alors à quoi pouvaient bien correspondre ces assignations ? Bien heureux est celui qui aurait pu voir dans les méandres d'un esprit aussi dérangé...

(poème d'Alphonse ALLAIS)
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Cassialys Trendor
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MessagePosté le: Mar 12 Juin 2012 - 15:05    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

Cassialys n'aurait espéré qu'une seule chose, envie d'un seul désir : celui de partir d'ici ! Entre l'explosion et ses conséquences, l'odeur de la chair et des morts.... Et plus la présence de ce taré qui semblait s'amuser comme... ben oui un fou.... Mais dans ce souhait si bien pensé, la voleuse comprit rapidement qu'elle ne pourrait pas s'échapper. Pas avec la Sentinelle présente en face du petit groupe. Oh elle pourrait profiter de l'intérêt qu'elle portait sur l'homme à terre... Avant qu'elle ne crie presque qu'il était de la Ligue... Voilà autre chose....

*Bon, que je cherche un échappatoire moi....*

Trop tard, la chevalière annonça qu'ils allaient au palais ? Quoi ? L'Ombreuse porta son regard vivement autour d'elle... Trop de gardes se rameutaient désormais... Même s'ils s'occuperaient dans un premier temps de calmer la populace apeurée du quartier. Un seul mot d'ordre suffirait pour que notre voleuse soir arrêtée. Et puis... Elle n'avait pas trop envie de payer pour un fou... Fuir ferait d'elle le premier suspect dans cette histoire d'explosion. Elle soupira et se mit donc à suivre la chevalière, qui avait embarqué sur ses épaules l'Héritier geignant après lui avoir retiré la chevalière de son doigts...

Quand elle suivit la jeune femme en arme, elle ne prêtait pas la moindre attention au Fou à Lier, et encore moins quand il se plut à chanter une litanie envers la pauvre statue abîmée. Par contre, Cassialys ne put échapper à sa présence quand il vin t se mettre entre elle et l'Héritière, comme s'il cherchait du réconfort. La voleuse leva les yeux au ciel. Et quand il évoqua encore son jeu d'échec, Cassy' se contenta de lui jeter un regard assez.... comme dire. Réprobatif. Ne pouvait-il pas se taire un peu ? Ne comprenait-il pas qu'ils étaient dans une posture un peu délicate... Non c'était vrai. Le bouffon voulait aller dans le palais... Cassialys avait rêvé un jour d'y entrer, pour visiter de nuit ses nombreux couloirs.... Jamais elle n'aurait cru y mettre les pieds pour une toute autre raison... Ce fut non sans une petite appréhension qu'elle posa un pied sur les premier pavés qui menaient à l'entrée même du l'immense demeure royale....
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Septima de Voenon
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MessagePosté le: Jeu 14 Juin 2012 - 15:25    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant

« Marchons, marchons, vers la tour blanche en toute saison. Allons, mes compagnons, vers celle qui règne, en espérant qu’elle ne nous dise non. Les milles flèches de ses tirades, nous bravons. Nous jeter dans sa gueule, nous courons... »

Un vertige avait saisis Septima lorsque la Sentinelle en haubert brillant découvrit le secret de son frère. Désormais, quoiqu’elle puisse faire ou dire, Quartus était perdu. Elle n’avait pas eu à choisir, finalement. La guerrière blonde l’avait fait pour elle, sans le savoir. Elle évita le regard déchiré de son aîné qui fut jeté en travers de l’épaule de la justicière. Son souffle était court. Elle se laissa entraînée dans le sillage de la Sentinelle, sans velléité de s’enfuir, sans volonté. Elle aurait pu partir à tout instant, se réfugier à son logis et pleurer dans le giron de Dame Viely. Elle aurait pu mentir, sauver son frère du sort pire que la mort qu’on lui réservait pour son crime. Seulement, il avait effectivement commis un crime. Un acte odieux, qui faisait offense à l’Art et à la vie... Le regard égaré, Septima de Voenon suivait donc la route ouverte par Feriel Ik’Jace vers le palais royal.

Un tison de colère dans le cœur, le corps las et l’esprit tourmenté, la jeune Héritière se mit à fredonner sans y penser quelques mots qu’elle avait lus un jour, sur une partition à Merien. Sa vie d’avant lui manquait-elle ? L’horreur se disputait son esprit, mêlant ses souvenirs. Sa trop jeune personnalité, empreinte de trop d’innocence, demeurait plus instable que la mer. Le Fou revint auprès d’elle, après avoir chanté, encore loué ce Chaos si merveilleux à l’entendre et dont pour l’heure elle ne percevait que les dissonances. Il cessa de danser en marchant et vint prendre place dans le cortège, entre la femme aux yeux verts, la Tour et elle, le malheureux pion. Elle l’écouta d’une oreille distraite mais redressa subitement la tête pour fixer son frère, au visage tordu par la souffrance et qui ne cessait de la regarder d’un air de naufragé. Si Septima devait être un pion, alors elle serait le pion blanc et Quartus le pion noir.

- Je serais du blanc le plus pur car mon âme est sans tâche. Mon frère sera du noir le plus abject, pour avoir orchestré pareille laideur.

° Où sont les batailles aux mille étendards, aux mille lances, aux blasons fleuris, à la terre qui rougit du sang des vaincus au combat, à la charge héroïque sur un chant de ralliement ? Où sont les soupirs des belles dames, les sanglots mélodieux, les baiser volés avant la mort ? °


Le cœur du palais se dressa bientôt au-dessus d’eux. Blanc. Ecrasant. En haut des marches de marbre veillaient des gardes en livrée royale, une hallebarde au poing. La sommation ne se fit pas attendre.

- Déclinez votre identité et le motif de votre visite !
- Sentinelle Feriel Ik’Jace. Eux, ce sont des témoins. Nous voulons une audience avec sa Majesté. C’est urgent.


Un regard échangé et les lourdes portes à deux battants s’ouvrirent. On les escorta, pour l’étiquette et pour éviter qu’un chacun se perde ou qu’un fouineur en profite pour s’échapper à l’intérieur de la demeure royale. Au milieu de la Grand’Salle, trônant fièrement même si tout juste prévenus, un Haut-Roi à la mine angoissée en lisant des nouvelles alarmantes de l’attentat qui venait juste de survenir et une Reine Ecarlate encore plus exécrable que d’ordinaire.


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Lamia la Malveillante
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MessagePosté le: Dim 22 Juil 2012 - 18:58    Sujet du message: RP Officiel | Attentat ! Répondre en citant


Feriel Ik'Jace
Chevalier de l'Ordre des Sentinelles


Feriel Ik’Jace était née parmi les Sentinelles. Elle avait suivis la rigoureuse discipline de ses parents, engrangés les codes de l’honneur et les bases du combat. L’Oryak regrettait ce temps – assez lointain pour une femme âgée de presque 70 ans ! – où elle croyait naïvement que tous les problèmes étaient à même d’être réglés par l’Ordre, où la gloire s’attachait aux pas de chaque Sentinelle, où le peuple n’aurait pu rêver meilleurs défenseurs. C’était avant de connaître le prix des services d’une Sentinelle et l’envers du décor fabuleux dépeint dans sa jeunesse. Oh, certes, il y en avait certains qui croyaient encore aux temps de la chevalerie, à l’honneur et l’altruisme, aux chansons de geste... Pour Feriel, tout cela lui semblait trop lointain.

Au lieu de tout cela, elle guidait une étrange petite troupe vers le dôme blanc du logis royal qui surplombait toute la vieille ville. La dernière fois qu’elle y avait mis les pieds, un prince avait faillis voir sa main embrochée par sa dague car furetant trop près de sa jambe. Que de souvenirs ! Héla, l’affaire qui la menait ce jour vers la demeure des rois de Telmàriën n’avait rien d’une partie de plaisir. Le contact du ligueur jeté par-dessus son épaule la répugnait, plus encore peut-être ses gémissements sourds à cause de ses jambes brisées. La jeune femme en tenue de cuir et aux yeux verts comme ceux d’un chat ne lui inspirait qu’une maigre confiance. Mais il y avait plus de lucidité dans sa voix que dans celle de l’Héritière qui, par un mystère inconnu d’elle, semblait tenir à la vie du poseur de bombes. Pauvre petite chose... Le pire, parmi cette troupe hétéroclite, demeurait cet énergumène bigarré, au tempérament aussi lunatique que les marées et à la langue fourchue. Celui-là était dangereux.

Le long des couloirs peints, ornés de miroirs, d’armures, de lampes et de tapisseries, Feriel tâchait d’ignorer les signaux d’alerte provenant de son dragon. Jamais encore Peiru n’avait semblé si anxieuse. Oh, Feriel s’était de nombreuses fois retrouvées dans des situations absurdes ou périlleuses mais, toujours, Peiru lui avait offert son soutien sans conditions. En ce jour, la minuscule dragonne partageant son corps et son âme la mettait en garde. Feriel ne pouvait l’ignorer. Un combat d’une autre sorte s’annonçait. Lorsque les grandes portes sculptées de la Grand’Salle s’ouvrirent, la Sentinelle retint un instant son souffle. Le Haut-Roi était déjà là, la mine contrariée, à moitié avachis dans son trône. La Reine faisait les cent pas devant lui, oublieuse des serfs qui voguaient en tout sens, émergeant et fuyant par les couloirs latéraux. Le chef de la garde du palais de Telrör n’était pas encore en vue mais nul doute que sa principale excuse serait : « ce n’est pas ma faute ».

- Vos Majestés.

Feriel, pour ne point lâcher son fardeau sur les dalles de marbre, ne put guère s’incliner et se contenta de frapper son sein gauche, où reposait le cœur d’un guerrier, de son gantelet de mailles de fer. La Reine tourna derechef à cet appel les feux verts qu’elle avait en lieu et place des yeux. Peu de choses pouvaient intimider Feriel Ik’Jace mais Céliya Sil’Raya en faisait indubitablement partie.

- J’ai une importante nouvelle à vous confier.
- Parlez-vous au nom de votre Ordre ? demanda froidement la souveraine.
- Non, Votre Majesté. Je reviens des lieux de l’attentat. Un message a été laissé par la Ligue et je suis venue vous le faire parvenir.

Le Haut-Roi Borric Mor’Averh se redressa et descendit promptement de son trône, une expression accablée sur le visage.

- Que veut-elle ? Qu’elle le dise enfin clairement ! Je suis prêt à tout donner si cela peut sauver mon peuple !... Tous ces pauvres gens... Personne ne mérite de mourir ainsi.

Le désespoir sincère et teinté de noblesse du Roi laissa un instant pantoise la Chevalière. Elle se ressaisit rapidement et se tourna à demi vers ses compagnons d’infortune.

- Ils pourront témoigner de la véracité de tout ceci, ils étaient eux aussi sur les lieux de la tragédie.

L’Ombreuse ne se sentait visiblement pas à l’aise dans cet environnement officiel et hostile. Peut-être trop de belles choses à voler dans les environs... Septima retenait tant son souffle qu’on aurait dit qu’elle allait s’étranger avec sa salive. Ses yeux humides, où se mêlaient peur et colère, refusaient de croiser ceux des souverains royaux et jetaient de fréquents coups d’œil à son frère. Ah oui, celui-là... Elle eut un mouvement brusque qui arracha un cri étranglé à l’assassin.

- Celui-ci est le poseur de bombe. Et celui-là, dit-elle en désignant du menton l’Arlequin, est le seul détenteur du message de la Ligue. Et pour cause, ce fou a brûlé la lettre après l’avoir lue.

Le Haut-Roi leva des yeux inquiets et surpris sur le saltimbanque. Le regard de la Reine restait aussi froid que la pierre et elle ne desserrait pas les lèvres. Feriel se demanda avec l'acuité d'une condamnée à mort pourquoi elle s'était levée ce matin.


Alors, il y a une bonne longueur qui sert à rien, désolée ^^" Vous pouvez PNJisez les PNJs XD Le Roi et la Reine sont dans les PNJs : http://telmarien.xooit.com/t16-Liste-des-PNJs.htm. Vous pouvez aussi PNJiser la Sentinelle et le chef de la garde de la ville si vous le désirez. Je me réserves Quartus le poseur de bombe Okay




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Dernière édition par Lamia la Malveillante le Mar 14 Aoû 2012 - 16:15; édité 1 fois
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:05    Sujet du message: RP Officiel | Attentat !

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