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Attention aux mains baladeuses

 
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Cassialys Trendor
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MessagePosté le: Jeu 17 Nov 2011 - 19:30    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

Automne 1683

Non mais quelle idée elle avait eu encore eu là....venir ici, dans ce quartier si malfamé... Bon peu fréquentable en fait pour qui ne le sentait pas. Il suffisait de faire les gros yeux ou encore de faire une grimace envers les personnes peu avenantes pour ne pas avoir de risques d'agression... et l'une des précautions élémentaires à avoir quand on allait poser ses pieds là-bas était de cacher sa bourse. Il fallait être idiot ou inconscient de laisser son argent à la vue de tous ici... Sauf si on ne connaissait pas les environs. Mais pour aujourd'hui, comme elle n'avait pas d'activité réelle, elle n'allait pas se balader dans les ruelles.... Et devenir la chassée.

Oui Cassialys s'ennuyait aujourd'hui. Elle n'avait pas de mission, elle n'avait pas de demandes pour jouer les guides en dehors de la ville... Journée morose. Et comme elle tenait à manger ce soir. Oui là encore, elle n'avait pas de sous sur elle. Elle avait dépensé le peu qu'elle avait gagné dans l'entretien de son cheval avec l'achat d'une nouvelle selle. Le cuir de la précédente avait un peu souffert d'une embuscade d'archers. S'asseoir sur des trous à longueur de journée, elle finissait par avoir mal aux fesses, avec le rembourrage de l'assise qui s'était sauvé par les ouvertures provoquées par ces satanés traits ! Quelle idée aussi de la part de ses commanditaires ce jour là d'avoir dit à qui voulait bien l'entendre du chemin par lequel ils allaient passer. La prochaine fois elle donnerait ses consignes quand à la discrétion à avoir pour un voyage... Ces gens. Pensent tout savoir, tout connaître...

Un moment, elle avait hésité à pénétrer dans le quartier. Tout le monde savait à quoi s'attendre là-dedans. Et si elle guettait une proie à l'orée du Tiers-Quartier ? Plein de monde y passait et donc elle aurait plus de chances de trouver un pauvre malheureux trop surchargé de sa bourse. Elle se fera une joie de le délester, pour le soulager. Oui ca c'était de l'idée, qu'elle exécuta aussitôt.

Elle ne mit pas longtemps pour se trouver un pan de mur propre, s'y adossant, comme si elle attendait quelqu'un. Puis elle se mit à chercher du regard sa potentielle victime... De préférence bien garni en argent. Peut-être qu'elle n'aura pas à attendre longtemps, que la chance lui sourirait et qu'elle aurait de quoi se faire un repas à s'en exploser la panse... mais faudrait-il qu'une âme "charitable" fasse son apparition, chose qui ne saurait tarder ; elle le sentait.
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MessagePosté le: Jeu 17 Nov 2011 - 19:30    Sujet du message: Publicité

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Hawystl'Dneir
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MessagePosté le: Jeu 24 Nov 2011 - 22:10    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

La tête des mauvais jours... Faibles étaient les mots pour qualifier l'état d'esprit et l'état tout court dans lequel l'aube naissante de cette journée d'automne au pâle soleil trouvait le plus grand voleur que Moire eut jamais porté. Quelle cuite, non mais quelle cuite il s'était offert la veille au soir pour fêter son arrivée dans les rues de Telrör ! Il s'y sentait à vrai dire comme un nabab. La foule grouillante offrait son content de jolies filles et de bourses bien pleines. Les odeurs de ripaille et de saoûlerie assaillaient ses sens tandis que les cris harangueurs des colporteurs se mêlaient dans un brouhaha assourdissant de cris et de jurons. De loin en loin, il voyait les tours de quelque palais, ou demeure bourgeoise, bonbonnière prometteuse de jeunes héritières à séduire et de coffres à forcer, à moins que ce ne fut le contraire. Depuis le temps qu'il subornait les deux, Hawyst ne savait plus lesquels avaient le bon plaisir de se donner avec fougue ou de céder après quelque maltraitance. Peu lui importait. Le corps d'une femme n'était -il pas un coffre fort rempli de plaisir qu'il suffisait de chauffer un peu au chalumeau pour le voir s'entre ouvrir ?

Enfin, ce matin, la cohue bonasse et graveleuse de cette rue marchande du quartier populaire lui paraissait singulièrement bruyante  et agressive en couleurs. "Pensez moins fort les gens. Habillez-vous chez le croque mort et laissez moi cuver en paix. " marmonna -t-il en se retournant sur la marche d'escalier d'une boutique de serrurier sur laquelle il s'était affalé pour finir sa nuit. L'homme qui ouvrait sa devanture le gratifia d'ailleurs d'un coup de pied dans le fondement bien administré qui le fit rouler dans le ruis d'aisance de la ruelle. Il se redressa juste à temps pour éviter de tremper sa barbe de quelques jours dans le liquide pestilentiel et s'agenouilla pour voir un fiacre déboucher à vive allure dans la petite artère pavée. Une roulade qu'il devait plus à l'instinct de préservation qu'à des réflexes de guerrier lui évita de justesse de passer sous les roues.

Belle livrée, beaux chevaux. La Destinée lui souriait. Il se releva et courut après l'équipage, s'accrocha au marche pied arrière et d'un coup de coude, envoya valser le laquais. L'air vif du matin acheva de le réveiller alors qu'il évaluait la solidité du cadenas qui fermait la malle arrière. Il tira sa dague de sa botte et le crocheta sans encombre. Les sacs en tapisserie auguraient des effets de femmes. Il les éventra  de sa lame sans prendre la peine de les ouvrir et glissa la main dans chacun d'eux. Il empocha les bijoux qu'il y trouva et passa à la petite caissette métallique rangée sous les sacs. Elle lui donna un peu plus de mal et tandis qu'il bataillait, il sentit le convoi ralentir. Peste des serrures à double mécanisme. Un stylet eut été plus approprié pour la faire sauter. Il se mordit la lèvre tandis que son catogan complètement relâché laissait filer ses cheveux d'aurore. En désespoir de cause, il jeta la caissette sur le pavé et sauta du marche pied juste au moment où le cocher redonnait de l'allant à ses chevaux pour s'insérer dans le flot des carrosses de la grande avenue.

Il se réceptionna sur un genou et se releva bien vite, tel un chat. Il tâta sa poche gonflée de ses premiers méfaits de la journée. "Ce n'est pas bien! " lui dit la voix d'Elyssa. "Tu avais promis que tu ne le ferais plus." Il eut beau arguer qu'il avait faim, qu'il avait besoin d'un bon bain et d'une bonne nuit de sommeil dans un lit confortable, la voix continuait à le harceler.

- La ferme, le spectre. Tu avais qu'à pas mourir si tu voulais me faire la morale! gueula-t-il encore un peu gris avant de prendre conscience que SA cassette était tombée aux pieds d'une belle brune aux yeux verts adossée contre le mur.

- Touche pas à ça ma mignonne. N'y pense même pas ! Lui dit-il en avançant la dague pointée en avant et le sourire faussement angélique.


Dernière édition par Hawystl'Dneir le Mer 7 Déc 2011 - 18:53; édité 2 fois
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Cassialys Trendor
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MessagePosté le: Mer 30 Nov 2011 - 13:43    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

Que le temps était long. Mais long ! Cassialys avait essayé de s'occuper l'esprit par diverses activités simplistes. Au début, elle s'amusait à regarder les gens qui passaient, allant et venant devant elle. Mentalement, elle se moquait de quelques marchands, ou alors commentait personnellement les faciès un peu trop fardés de certaines dames de mauvais genres. Même si certains artifices pour réhausser la beauté des lèvres ou pour cacher le mauvais teint d'une peau défraîchie ne lui étaient pas familiers, Cassialys se plaisait à trouver les petits défauts qui pourraient tout gâcher. Cette étude là n'avait durer qu'une quinzaine de minutes. Elle s'était intéressée ensuite aux oiseaux qui volaient, aux calèches et aux chariots tractés par de lourds chevaux, ou encore par des élégants attelages... Mais là aussi cet attrait avait vite perdu de son intérêt... Jusqu'à ce qu'elle finisse par regarder ses ongles pour en trouver les impuretés... Que c'était long d'attendre là...

Elle leva la tête au ciel, contemplant les nuages. Eux au moins avaient la belle vie, se contentant de suivre le vent, ou encore de se battre avec ses autres frèresau blanc cotonneux. Et en plus, ils n'avaient pas besoin de manger, de boire... Bon en même temps, cela ne pensait pas, cela ne parlait pas... Drôle de vie. Mine de rien, Cassialys préféra à cet instant sa situation que celle d'un nuage ; à condition que le temps accepte d'accélérer un peu pour qu'elle ait son objectif de la journée : trouver un peu d'argent en le volant honnêtement. Puis comme par hasard, elle redressa la tête quand une calèche fit son apparition... Encore du beau monde. Par contre, le ''portier'' avait des manières étranges. Il fouillait dans les bagages du véhicule ? Bien sûr que non, il devait être en train de remettre les affaires en place ou alors tentait de remettre la courroie de maintien de la malle, pour pas qu'elle termine son existence sur la route. Les gens qui voyageaient de cette façon n'aimait pas perdre du temps ; les cochers en avaient la consigne. D'ailleurs quand ce dernier lança ses rênes en l'air pour les faire claquer, faisant accélérer ses chevaux, Cassialys fut la témoin du saut de ce qu'elle avait cru être le personnel du carrosse. Voyant l'audacieux, elle suivit autre chose du regard... Une cassette venait de terminer sa course à ses pieds... Et elle avait cru entendre des bruits de pièces. Très intéressant. Finalement la patience allait payer. Elle n'eut d'yeux que pour cette providence.

Par contre, l'autre là, qui se parlait à lui-même, elle l'avait un peu oublié sur l'instant. Ses yeux se posèrent sur l'importun. Comment cela ne pas y songer ? Trop tard pour lui, elle y avait songé...Un sourire était apparu sur le visage de la voleuse, pendant qu'elle posa un pied sur la cassette à terre. Décollée du mur, elle se tenait déjà prête à se baisser pour ramasser son délicieux butin... Et l'idiot qui se permettait de déjà la menacer de sa dague... Le monde était si peu courtois de nos jours. Elle n'en perdit pas son sourire, qu'elle rendit presque provocateur. Elle n'allait pas reculer alors que la chance lui souriait de la sorte. Ce serait trop bête et surtout... Elle n'allait pas se laisser faire. Il aurait dû la garder sous le bras cette cassette, s'il ne voulait pas voir le premier venu passer pour la ramasser.

"Sinon quoi ? "

Et pour répondre encore à la provocation de cette petite pointe menaçante, elle poussa de quelques centimètres l'objet devenu si précieux d"un coup, avec l'aide de son pied pour le mener vers elle.

"Oser me menacer alors que je voulais simplement la ramasser. J'en suis outrée. Peut-être qu'il ne fallait pas la laisser choir sur le dallage.... Mais avant toute chose, doux sire que voilà...Est-ce que tu sais au moins t'en servir de ton cure-dent ? C'est bien beau de menacer une pauvre femme sans défense avec une arme, mais sais-tu t'en servir ? En tout cas, tu m'impressionnes guère...."

Et rien que pour embêter le sieur présent, elle repoussa complètement l'objet convoité entre elle et le mur où elle s'était adossée.

"Et maintenant ? "
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Hawystl'Dneir
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MessagePosté le: Mer 30 Nov 2011 - 20:53    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

- Ce n'est pas très prudent de défier un homme dont tu ne sais rien, fillette ! Tu tiens donc si peu à la vie pour la miser ainsi au hasard ? Ou est ce que tu crois que ton joli minois va m'empêcher de protéger mon bien chèrement acquis ?

Il avança, un sourire carnassier aux lèvres et hocha la tête d'un air faussement navré. La journée s'annonçait finalement intéressante. Une cassette pleine de choses de valeur certainement et en plus il pourrait faire l'économie de payer les services d'une donzelle pour l'accompagner dans la ripaille qui convenait pour fêter dignement ce fait. Il n'était plus tout à fait pauvre. La fille avait la langue bien pendue mais c'était nettement plus alléchant qu'une ribaude qui n'en voudrait de toute façon, elle aussi, qu'à SON argent. Un peu jeunette peut-être mais assez bien nourrie s'il en jugeait par ses formes agréables. Pas une gamine des rues qui courrait pieds nus n en haillons et affamée. Non, elle avait l'air dégourdie, assez pour faire plus que survivre.

-Et maintenant, tu as le choix: tu me rends très vite ce que tu n'as pas peiné à avoir ou je te refais ta tenue pour la rendre plus excitante.

Ce disant, il titilla le lacet du corsage de la pointe de sa dague tout en prenant appui de l'autre main sur le mur de façon à se rapprocher ostensiblement du joli visage. Il haussa les sourcils d'un air sévère.

-Je n'ai guère de temps à perdre, vois-tu. Et toi non plus d'ailleurs. Il ne se passera pas longtemps avant que les nobles que j'ai détroussé ne s'aperçoivent de leur légèreté à avoir mis leurs précieux biens dans la malle arrière plutôt que sur leurs genoux. Sous peu, la rue va grouiller de spadassins royaux et je préférerais partager l'hospitalité d'une auberge avec toi qu'une geôle pleine de vermine.

Il eut un sourire terrible et se penchant à son oreille pour lui murmurer.

- Je préfère bander mon arc de tes charmes que des effets d'être pendu haut et court. Et toi ? Que préfères-tu ? Crier dans mes bras ou de terreur avant d'être exécutée pour complicité de vol ?

Avant même que la jouvencelle audacieuse eut le temps de répondre, Hawyst détourna sa lame de sa poitrine et du revers du poing asséna un grand coup dans le visage d'un type qui venait sur eux en rugissant. Il reconnut l'homme, qui avait déjà le visage tuméfié, comme étant le valet qu'il avait envoyé valser sur le pavé. Il s'était sans doute remis de sa chute et avait repéré son agresseur et la cassette dissimulée derrière les chausses de la mignonne. Son cri de rage " aahh marauds, vous étiez donc deux! Vous allez rendre gorge quand le comte vous fera pendre haut et court! " s'étrangla sous le coup de poing. Le voleur lui asséna ensuite deux coups de pieds vigoureux au flanc. L'homme beuglait comme un porc qu'on l'assassinait et qu'on volait ses maîtres.

- Il va falloir te décider petite, et vite ! Soit tu me rends mon bien et nous déguerpissons tous deux au plus vite de ces lieux, soit je le tue pour le faire taire et tu seras complice d'assassinat.


Dernière édition par Hawystl'Dneir le Mer 7 Déc 2011 - 19:05; édité 1 fois
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Selijar Sil'Raya
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MessagePosté le: Lun 5 Déc 2011 - 22:19    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

- De mon avis, une geôle puante et crasseuse vous siérait à merveille messire, le hélât-il goguenard.

Selijar, mêlé à la foule de badauds, s'était approché nonchalamment de ce qui promettait une belle échauffourée, et peut-être un futur macchabée sur le pavé. Ça ferait encore désordre... Déjà que le Tiers-Quartier était assez négligé comme cela.

Il l'avait pourtant pressenti ce matin. Il l'avait pressenti qu'il aurait mieux fait de rester à l'auberge, tranquillement... En ce moment même il pourrait être en train de siroter un de ces fameux thés de Ketashar dont on lui avait dit tant de bien... Si seulement il n'avait pas délaissé les haut-quartiers de Telrör après avoir vu tant de voiles, de dentelles à tout vas et de mijaurées teigneuses dans leur soif dépravente de gloire. Ces gens là ne pensait donc qu'à cela ? Grand bien lui fasse, il avait décidé de descendre crécher dans une auberge plus modeste. L'avantage étant également qu'il risquait moins d'être reconnu que dans les grandes sphères. Et puis son jeune âge trompait finalement beaucoup de gens sur son importance. Si négligents...
Mais ce matin l'avait également cueillit d'une soif de justice. La sentinelle avait donc quittée ces rues encore avenantes pour de plus fréquentées encore. Il savait qu'il n'aurait pas a attendre longtemps avant qu'un imprudent ne comète une faute devant lui, non conscient alors qu'il le faisait en bien mauvaise compagnie.

L’œil avertit, il marchait d'un pas régulier quoique lent. Peu suicidaire toutefois, il avait pris garde à s'habiller de manière neutre. De belle facture quoique les habits soit communs, il ne ressortait tout de même pas trop du lot. Évidemment, sa bourse bien attachée à l’intérieur de sa chemise, il ne voulait pas non plus tenter le diable. Presque pas. C'est dans cet esprit qu'il avait vu un homme d'âge mur sauter prestement d'une calèche, notant l'envolée d'une caissette, sans pour autant s’appesantir dessus, l'esprit alléché par les vices qu'il pourrait lui inventer si celui-ci n'était point encore avili, il s'était approché.

A sa surprise, celui-ci avait engagé la conversation avec une charmante demoiselle à l’œil vif et à la peau claire. Il songea un instant qu'il pourrait en plus repartir en gracieuse compagnie, quand il entendit les propos avinés de son mécréant suivis de la revendications peu élogieuse du probable dépossédé.

- Votre mise et votre conduite n'engagent à d'autres chemins, en doutiez vous ? Mademoiselle, je m'assurerais que ce diable ne vous importune plus guère, ajouta-t-il gracieusement, un sourire fort courtois à l’appui.

Selijar jeta un coup d’œil à l'homme étendu sur le pavé, éructant et soufflant tel un beau diable. Au vu de sa livré et de ses paroles, il comprit qu'il ne serait même pas tranquille pour parfaire son office. Du moins aurait-il un public.

- Et je m'assurerais également que ses biens seront rendu au comte, acheva-t-il d'une voix dure et confiante au valet.

Sur ces mots, il dégaina joyeusement son épée, la pointant sur le truand. Et du même geste fluide, dégagea une autre épée, celle-ci cousue de fils d'ors sur son vêtement. Le symbole des Sentinelles.

Dieu que c'était bon de répandre la justice, pensa-t-il , surtout quand une vague de chaleur dévorante le poussait en avant, dévastatrice. Les manières du dragon en lui avaient vraiment le don de l’exciter.



"Une véritable Sentinelle ne connaît pas les personnes,
elle ne connaît que les principes."
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Cassialys Trendor
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MessagePosté le: Mer 7 Déc 2011 - 18:38    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

Mais c'est qu'il tenait à récupérer cette cassette le bougre et en jouant encore sur de vaines menaces. Enfin... Pas si vaines que cela puisqu'il avait sa dague et qu'il osait s'approcher d'elle, pour jouer de la pointe de son arme sur les lacets du haut de son corsage... Un brin menaçant pour se faire charmeur à la suite ? Mais pour qui se prenait-il ? Sans doute pas le premier des beaux parleurs. Mais au moins, il avait une sacrée chance : elle aurait pu lui donner un coup de genoux bien placé à l'instant où il lui murmurait de mots si... doux. Ah les hommes, tous les mêmes. Au moins, elle lui lâchait cette impression de dominance sur elle, par son inaction à son égard... A l'entendre toutes les filles devaient lui tomber dans les bras. Certes, il était assez beau garçon, mais il mettait les pieds sur une pente très glissante. Surtout avec ses petits allusions ; qui allaient se transformer en désillusions.

Elle allait répliquer, toujours avec son élégant sourire, qu'un des valets du noble équipage tracté vint pour réclamer son dû... un dû qui fut percutant quand le noble sire décocha coups de poing et coups de pieds pour l'écarter un peu du sujet...Le pauvre serviteur n'avait rien demandé que d'accomplir son devoir auprès de son noble payer de comte. Et il était désormais là à brayer comme un porcin, dans sa souffrance la plus totale.

Le frappeur revint sur l'affaire de la cassette...Quoi ? Mais il rêvait le doux sire. Entre la menace de l'inclure dans un meurtre et de le suivre une fois qu'il aura la main sur l'objet de ses désirs. Mais il rêvait ! Les deux options sentaient l'entourloupe de toute façon. Et elle tenait pas à se faire arnaquer.

''Hum... Tu serais capable de tuer pour quelques piécettes ? Le prix d'un sang versé pour un bon repas copieux. Vraiment un acte de barbare. Et si je te rends la cassette, je n'aurai rien. Ah si, juste la fuite.... »

Elle en avait un peu perdu le sourire, se préparant à mettre à exécution son petit plan : se barrer avec la cassette. D'accord, il était près d'elle et tenait une dague. Pfff déjà faudrait-il qu'il la tienne correctement... Et ensuite ? Il pourrait la bloquer si elle tentait son départ...Mais si elle arrivait à lui glisser justement hors de ses grosses pattes, elle pourra le semer dans les ruelles. Mais quand la chance vous sourit, il ne fallait pas la repousser.

En effet, un autre homme se présenta, d'un langage assez élégant et plaisant. Il parla d'abord à ce gredin d'interlocuteur avant de s'adresser à Cassialys. Cette dernière retrouva le sourire, ravie d'une telle opportunité.

''Messire, vous me sauvez.''

Elle allait savourer cet instant... Sauf quand à la seconde lame sortit, ses yeux se posèrent sur le symbole. Là... ca sentait pas bon, mais pas bon du tout ! Au moins, il allait vraiment s'en prendre à Hawyst. L'occasion était trop belle pour ne pas savoir en profiter... Elle recula d'un pas.

''Mais est-ce que cela faut vraiment le prix d'un duel Mes Seigneurs ? Je m'en voudrais de voir vos sangs versés pour une bagatelle.''

Elle se permit un petit sourire, comme ceux que les jeunes damoiselles affichent quand elle sentent l'excitation monter aux joues face à un courageux chevalier qui va occire le géant qui les tiennent en otage... Contes pour enfants ! Puis sans prévenir, elle se baissa, prit la cassette d'une main tout en commençant à se propulser en avant ; dans la zone plus dégagée que celle occupée par ces deux lourdauds, et s'élança en courant... En direction du Quartier. Elle se retint presque de rire. Cela paraissait si facile.


HRP : si un truc coince, me le signaler, je pourrais changer. Et rien ne vous empêche de faire une action pour retenir ma coureuse xD. Même de la faire déraper dans une petite flaque xD
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Hawystl'Dneir
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MessagePosté le: Jeu 15 Déc 2011 - 22:42    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

Hawyst toisa le nouveau venu d'un oeil tout d'abord peu amène puis haussa le sourcil.

- Hein, quoi ? Qu'est ce qu'il me veut le jeunot ? On t'a sonné matines que tu viens te mêler des affaires des honnêtes gens qui gagnent leur pain à la sueur de leur front ? Si ma mise t'indispose, tu as qu'à pas venir te perdre dans le quartier ... Ou plutôt, non ! Tu sais ce que tu vas faire ? Tu vas te défroquer séance tenante pour me filer ta belle parure de petit gars bien propre sur lui.

Il n'avait même pas fini sa phrase que le paltoquet dégainait ses deux coupe gigots. Encore un contretemps regrettable !

- Je vois ! Le petit môssieur veut briller devant la donzelle ! Tu ne devrais pas risquer ta vie pour cette fille, tu sais ! Elle ne t'en sera pas vraiment reconnaissante, surtout quand tu baigneras dans ton sang à mes pieds. Enchaina le voleur en dégainant à son tour son épée et sa dague .

Il para la pointe de l'épée qui l'approchait d'un peu trop près et d'un moulinet, enveloppa la longue lame de son adversaire. Tandis que les deux lames s'enferraillaient au niveau de la garde, les bloquant tous deux, il pointa sa dague sur le bas ventre du jeune impudent.

- Tu voulais danser avec moi ? Prends garde que je ne te fasse chanter comme un castrat !

Puis, se tournant vers la friponne, il lui adressa un sourire mielleux.

- Tu ne sais pas ce que je suis capable de faire pour voir l'éclat de l'or dans une cassette. Ne t'en déplaise, tes yeux peuvent être magnifiques, ils n'égalent en rien le doux chatoiement du métal jaune, ni les bienfaits qu'il peut offrir. Je me suis donné du mal pour l'avoir, et je ne me laisserais pas dépouiller sans combattre !

Le petit jeune s'avéra un combattant bien plus coriace qu'il aurait pu supposer et se dégagea bien vite par une volte tout en souplesse qui lui permit de pointer le creux des reins du voleur de sa lame courte. Tandis que leurs épées croisaient à nouveau, Hawyst constata une belle déchirure de son habit élimé sur le flanc gauche.

- Regrettable, mon jeune ami! Tu viens de m'abimer ma seule mise correcte auprès des dames. Je n'ai plus le choix, je dois te vaincre et te dépouiller pour me vêtir . Mais diantre ! Poursuivit-il en sautant sur une caisse qui trainait devant une boutique, Que vois-je ? Voilà la chipie qui s'enfuit avec mon bien. Elle va nous faire marris tous deux ! Ajournons ce combat et poursuivons-là séance tenante ! S'exclama le voleur en s'élançant derrière la fille qui venait de s'élancer dans la ruelle SA cassette sous le bras.

[hrp] ne pas hésiter à modifier mon post si je t'ai mal pnjisé pour le combat. J'ai peut-être sous estimé mon adversaire mais la priorité me semble de poursuivre la voleuse...^^
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Selijar Sil'Raya
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MessagePosté le: Dim 15 Avr 2012 - 23:00    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

Selijar sourit par réflexe en réponse à la jeune femme. Le ton de celle-ci avoisinait les discours fleuris et remarques de convenances. Si ennuyeux. Il préférait largement concentrer toute son attention sur le drôle devant lui. Un pilier de bar ? Pourvu qu'il arrive à repousser au moins une ou deux de ses attaques. Il essayerait d'être gentils. Qu'il fasse joue-joue avec le rustre plus de deux minutes !

- Tu m'insultes comme un va-sans-terre, l'ivrogne. Quand on ne sait parler qu'aux cochons, on la boucle devant plus grand que soit.

Il recula un instant son épée, une attitude provocante qui le faisait puer d'arrogance, même à ses propres yeux. Il se permit de l'insulter un peu plus.

- Séance tenante, je te permets de rendre les armes. Après tout, les animaux savent reconnaître quand la puissance leur manque. Mais si tu es assez sot pour te mesurer à moi, montre moi donc comment tu te sers de ton cure-dent ! Que je t'éviscère sur-le-champ.

Il ne se donna pas la peine d'écouter la répartie et élança sa lame d'un geste fluide, visant le foie. S'il le laissait réfléchir, nul doute que celui-ci s'enfuirait comme le mendiant qu'il était, or il voulait se battre ! Quite à forcer un peu son adversaire.
L'homme esquiva pourtant assez bien son épée, et ils ferraillèrent. Ses frustrations de la matinée se ressentaient dans sa manière de combattre. Selijar se concentrait donc doublement pour continuer à agir à vitesse normale, tandis que son sang bouillonnait allégrement, lui soufflant d'une voix sirupeuse qu'il pouvait pourfendre ce moins que rien. Néanmoins, il se retenait. Il ne voulait pas exposer à loisir le fruit de ses entraînements, sans compter la fatigue encourue s'il utilisait trop les pouvoirs que lui donnait Jerka. Il dut d'ailleurs trop bien se retenir. A sa surprise, son adversaire le bloqua et l'insulta d'une dague pointée sur son aine.

Il se dégagea aussitôt, songeant à la double insulte de l'autre, qui trouva également le moyen de parler avec la jouvencelle. Souplement, il se déporta et se fendit, entaillant le pourpoint crasseux du mécréant.

- Tu ne saurais pas porter mes habits, car tu serais bien incapable de m'en dépouiller ! Quant à ta mise, elle te va mieux maintenant qu'elle laisse passer un peu d'air. Tu ressembles davantage à un épouvantail, ta nature en somme, lui répondit-il avec le sourire le plus courtois qu'il puisse trouver sur le moment, avec un brin de sournoiserie. Et... Il interrompit sa tirade en constatant l'absence de la jouvencelle.

- La Malédiction sur les voleurs ! Jura-t-il en constatant sa bêtise. A quoi s'attendait-il ? Une jouvencelle en détresse, à Telmàriën ? Fallait-il être sot !

Un peu que nous finirons ce combat ! Ensuite tu moisiras dans une cellule, pour convoitise de plus que ton bien ! Mais foi de Sentinelle, cette gueuse ne m'échappera pas, laissa-t-il échapper rageusement. Puis il revint à son adversaire, perché sur un tonneau et le dévisagea un instant. Paix pour le moment...

Il rengaina d'un geste fluide son épée, et laissa son corps répondre à l'appel dont Jerka le pressait depuis un moment. Son corps devint soudainement un peu plus léger, comme libéré pour un temps de l'attraction terrestre, remplacée par celle de son dragon. Dans un sourire qui laissait apercevoir l'éclat de ses canines, il bondit en avant.

Comme d'autres exercices auxquels il s'entraînait âprement, il avait souvent pratiqué cet enchainement de mouvements en forêt. Celui-ci ressemblait plus à des bonds de dragon qu'à des foulées humaines. De la souplesse. Un peu plus de puissance qu'un humain ordinaire. Si l'on combinait bien cela ... L'ennui avec la foule, c'est qu'à la différence des arbres, ils bougeaient.

Il bondit à travers la rue en concentrant sa puissance dans ses membres inférieurs. Chacun de ses appuis l'envoyait plus loin et leur puissance le rapprochait à une allure folle de sa proie. Il était néanmoins ralentit par les passants qu'il devait éviter. D'un mouvement souple, il vira sur sa gauche, puis esquiva successivement plusieurs badauds inopinément placés sur sa route. Il bondit enfin sur une caisse pour prendre un peu de hauteur. Sa course lui avait prit moins d'une minute. Le revers du tour, c'est qu'il avait entamé une partie de ses forces, consumées dans l'action. Il essuya d'un revers de manche la sueur qui mouillait maintenant son front et s'élança sur la donzelle maintenant à deux pas de lui, dans le but de la coincer sous son corps, puis de lui lier solidement les mains.

[hrp] Je poursuis, je poursuis. Désolé pour le retard x_x
poursuivons les méchants o/




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Cassialys Trendor
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MessagePosté le: Dim 22 Avr 2012 - 11:10    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

Comme à son habitude, Cassialys employa la bonne vieille méthode de la dispersion ; enfin ce qu'elle appelle comme cela, un truc à elle quoi. En fait, elle court dans une rue, puis dans une autre, tourne de ci de là, pour se perdre dans le dédale de rue et se fondre dans la masse de la populace présente. Le tout en serrant bien la précieuse cassette sous son bras. Elle se savait déjà riche pour quelques jours, à se faire dorloter dans une auberge luxueuse, profitant d'un bon bain parfumé et se faisait masser par.... Bon trêve de rêveries. Elle n'était pas encore sortie d'affaires et elle devait appliquer sa méthode de fuite sur le champ. Oui car le temps venait à peine de s'écouler pour fuir les deux lascars, avec leur égo d'homme... Ah les hommes puisqu'on en parle. Toujours à chercher à placer leur honneur en avant, pire que leur virilité. Elle en gloussa quand elle se glissa entre deux groupes de badauds. Allez, elle allait courir pendant cinq bonnes minutes, tourner dans cette prochaine ruelle qui était pas loin d'elle et....

Elle sentit quelque chose de lourd lui tomber dessus, dans les jambes. Dans la seconde qui suivit, elle tomba à plat ventre sur le sol, la cassette lui glissant du bras pour se retrouver sous son nez... Heureusement encore fermée. Diantre ! On venait de la rattraper ! Une fois encore elle s'était montrée trop confiante. On lui attrapa violemment les bras. Quoi ? Hors de question d'être attachée, ligotée ou... Oh allez action !

Elle se débattit comme elle put et réussit à se retourner pour écarquiller les yeux face à son adversaire ! L'autre zinzin ?

*Toi mon mignon...*

''Mauvaise journée pour toi....''

Ses bras coincées, elle ne pouvait que se débattre, mais elle avait encore ses jambes... Elle donna un coup de genou. Elle ne savait pas où elle frappait, mais elle s'en ficha sur l'heure, tant qu'elle savait que cela touchait. Quitte à en redonner un second. Elle allait réussir à ramper vivement vers la cassette quand elle eut le souffle coupé par un poids imposant qui se jeta sur elle... Décidément... Ce n'était pas son jour de chance. Cette fois, elle mordit la main qui chercha à l'agripper. Elle s'était faite prendre, mais elle n'allait pas se rendre comme cela ! Tant qu'elle pouvait se défendre elle le ferait

HRP : mwahahaha xD
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Hawystl'Dneir
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MessagePosté le: Ven 25 Mai 2012 - 21:10    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

Après la jolie brune aux yeux verts qui avait joué la fille de l'air, voilà que l'autre redresseur de faux torts, après l'avoir toisé, pris de haut et insulté, s'envolait à son tour comme s'il eut chaussé les fameuse bottes d'un mangeur d'enfant tout droit sorti des contes. Qu'était-ce encore que cette sorcellerie ? Depuis qu'il était arrivé entre les murs de Telmàrien, il voyait des choses étranges que même son goût pour les bonnes chopes ne suffisait à expliquer. A présent, il voyait un homme qui, à défaut d'être humble et discret, volait presque, bondissant sur ses jambes et sur ses mains. Au train où étaient partis ces deux là, il ne les rattraperait pas aussi aisément. Surtout que les excès de la veille lui donnaient des relents de nausée. A moins que... Le voleur leva le nez en l'air et eut un petit sourire narquois. Quand les rues étaient encombrées, mieux valait passer par les toits, tel un fameux hussard. Il entreprit d'escalader la gouttière en cuivre. Enfin, elle aurait été en cuivre si on avait été dans les beaux quartiers mais on était dans le bugle des pourris et il était en ferraille rouillée. C'était ça la coloration rouge: de la rouille. Heureusement que sa haute stature et le poids qui allait avec-quoiqu'il avait un peu maigrir ces derniers temps, récession oblige- étaient compensés par son légendaire équilibre et sa souplesse qui lui avaient valu d'être surnommé "le Chat", parce que la tuyauterie étaient mitée jusqu'à l'os et que plus d'une fois il se retrouva à traverser la rue en serrant contre lui un chéneau d'évacuation qui se détachait du mur pour aller se fracasser contre celui d'en face. Finalement, il arriva à se hisser sur un toit et n'eut plus qu'à sauter de bord en bord en suivant la direction qu'il avait vu prendre à la fille et au ... Qu'était ce type exactement avec son épée cousue d'or sur la chemise ? Un membre d'une guilde d'assassin aurait été plus discret et surtout plus efficace au combat. Une idée désagréable émergea dans la tête de l'ancien voleur de Moire S'il était le jouvenceau de la mijaurée et que tout cela n'eut été que mise en scène pour le mystifier ? Il allait les occire tous deux, non sans avoir fait ravaler sa verve à l'autre énergumène, et récupérerait sa cassette.

On allait diablement vite par les toits, quand on ne se payait pas un mur à la manière de Georges de la Jungle et son arbre. Hawyst faillit plus d'une fois. Les murs avaient la fâcheuse manie de faire irruption sur sa lancée et les toits suivants d'être plus hauts. Il évita plusieurs fois de s'écraser contre la brique en passant à travers des fenêtres et en traversant des chambres. Il vit ainsi tour à tour, une mère donnant le sein à son marmot, le veinard, un vieux rubicond chevauchant une péronnelle, le veinard bis, pas pour la bedaine mais pour la monture dont il avait usage et enfin un type qui battait sa femme comme plâtre. Hawyst profita de l'élan pour botter le fion du vilain et l'envoyer piquer une tête dans l'âtre. Il ne s'éternisa pas. Ca sentait le porc buclé. Il passait à travers l'autre fenêtre de la chambre et atterrit sur une terrasse où une lavandière mettait à pendre ses corsets. Dans la foulée il s'en retrouva un au bout de sa rapière. La brave dame poussa des cris pas très effarouchés lorsqu'il la contourna en l'empoignant par les hanches et il eut un mal de chien à se défaire des cordages dans lesquels il était empêtré. " Un pirate ! un pirate!" s'extasia la ribaude aux montgolfières plus qu'accueillantes.

- Ne me tentez pas Madame, où je vous prends à l'abordage mais je suis trop pressé! Une autre fois peut-être, et sans rancune! s'excusa-t-il en sautant sur un balcon voisin.

En coupant par le haut, il avait évité les encombrements du bas et quasiment rattrapé son retard, si bien que lorsqu'il escalada la rambarde du balcon pour se déplacer sur la corniche, il put voir le saligot sauter sur sa voleuse, la maintenir à plat ventre tandis qu'il l'enfourchait. Il assista avec satisfaction à la suite des évènements alors qu'elle mordait la main de son agresseur. Ahh tiens! Ils n'étaient pas amoureux et complices donc, où alors ils étaient déviants... Notre voleur se laissa glisser le long de la conduite d'eau du bâtiment tandis que la donzelle hurlait sous le poids de son agresseur. Il aurait pu réussir une fabuleuse entrée, si le tuyau fatigué comme les autres, n'avait cédé sous son poids. Il se vit choir, le sol se rapprochant à grande vitesse. L'atterrissage fut rude et il roula sur le pavé en prenant garde de ne pas s'embrocher lui-même avec son épée. Le hasard voulut que les pieds en avant, il heurta le fondement agité du redresseur de tort et l'envoya bouler à son tour. Très vite, enfin, aussi vite que sa foutue gueule de bois le lui permettait, Hawyst se redressa et mit en joue la jouvencelle de la pointe de sa lame ... sur laquelle était fichée le magnifique et plantureux corset.

- Et voilà pour toi ma mignonne... Et c'est tout ce que je consentirais à te donner pour le moment. Enfin, si tu me laisses te l'essayer, on peut négocier davantage. Plaisanta-t-il goguenard. Toujours prête à suivre ton sauveur ou reconnaîtras-tu le Roi des Voleurs de Moire pour suivre ses pas ? Quitte à te faire chevaucher, choisis le meilleur étalon.
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Selijar Sil'Raya
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MessagePosté le: Mer 26 Sep 2012 - 13:03    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

Selijar bondit sur la voleuse et la fit chuter quelques peu brutalement. Il sortit vivement une corde robuste qu'il gardait toujours pour des rencontres fortuites comme celles-ci et entreprit de lier les mains de la belle. Il relâcha également le pouvoir de son dragon qui courrait dans ses membres, préférant ne pas s'épuiser outre mesure. Il savait par expérience qu'une journée pouvait devenir très longue, et les éléments se déchainer, juste quand il avait trop abusé de Jerka.
Il avait presque attaché la jeune femme, malgré le fait qu'elle se contorsionnait de tout côté, lorsqu'elle réussit à se retourner, puis à le bourrer de coups hasardeux. Il grimaça mais ne relâcha pas son emprise. Il en serait probablement quitte pour quelques bleus à la fin de la journée. Elle réussit alors à se glisser en avant pour rejoindre la cassette et il entreprit de saisir de nouveau ses mains. C'est alors qu'elle le mordit sauvagement.

* En plus de frétiller, de se faufiler et de glisser entre les doigts, ça mord ! Ce soir, je ramènerai donc un poisson avec des dents *
- Toi... tu ne t'en sortiras pas comme ça !

Et sans savoir comment, son fessier reçu un baiser du ciel et il fut projeté à quelques mètres. Du moins c'est comme cela qu'il le ressentit. Il se redressa, non sans voir quelques unes des filles de Kilian, les étoiles, et entrevit le retour de l'alcoolique. Mais comment était-il arrivé là ? Une question à laquelle il n'avait aucun début de réponse.
L'autre fit alors une brillante déclaration qui chagrina Selijar.

- Ce rustre ne pense donc qu'à cela.

Selijar secoua la tête et cligna deux fois des yeux. Les contours du monde acquirent alors plus de netteté et il distingua enfin ce qui pendouillait glorieusement au bout de ladite épée : un apanage de femme aux origines plantureuses.

- Et bien, vous voilà assurément séduite, je ne peux rivaliser avec ça ! Dit-il en désignant le corset, et par extension, l'homme. Je vous laisse donc en bonne compagnie.

Il eut un sourire goguenard en s'en fut vers les allées plus fréquentées, un coffret soigneusement camouflé derrière une manche déchirée, un voile improvisé qui remplissait parfaitement une fonction à laquelle il n'avait probablement jamais aspiré. Il s'était prit un fichu coup, et le coffret s'était retrouvé quasiment sous sa main. Les coups du sort... Il n'aimait pas trop abandonner une affaire, mais en laissant la demoiselle aux mains de l'alcoolique, elle serait certainement aussi bien loti qu'en prison. Elle ne perdrait pas au change.

Il entendit des cris provenant de quelques rues plus loin et il reconnu les accents paniqués du palefrenier malmené quelques minutes plus tôt.

- Ils ont volé l'or de mon maître ! Ils viennent de partir par là, ils ne doivent pas être bien loin !! Un des vôtres les a suivis. Une Sentinelle. Dépêchez vous !

Ses cris avaient probablement fini par ameuter pas mal de monde et par attirer l'attention d'une patrouille.



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Cassialys Trendor
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MessagePosté le: Mer 10 Oct 2012 - 11:21    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

Cassialys jeta un regard glacial à l'alcoolique ; une chance qu'il ne se tenait pas près de son nez, son haleine devait empester la mort. Son regard fut encore plus colérique quand Selijar se retira presque joyeusement, à la limite de rire sans doute devant le commentaire de Hawystl. Ben voyons, il pensait sans doute qu'il allait laisser là les deux tourtereaux s'amuser en paix ? Sale...

Elle darda un regard autour d'elle, avant de voir que le coffret n'était plus là... L'enfant de salaud ! Après avoir tenté de la ligoter, de la laisser là avec ce gugusse bavant, il partait avec le fruit de son labeur ? et à cela se rajouter les cris des volés. Dieux que la malchance était fatigante parfois ! Elle pourrait cesser et s'enfuir. Mais non ! Elle tenait à ce coffret et elle n'aimait pas rester sur un échec alors qu'elle avait été à deux doigts de réussir !

Elle adressa finalement un sourire à son ''compagnon'' un peu miroitant sur certaines idées audacieux.

''Hum et quel genre d'étalon es-tu donc ? ''

Soudain, elle repoussa sa lame de la main et lui décocha un coup de genoux dans les parties. Elle rit en l'entendant jurer de tous les noms à son encontre, pendant qu'il cherchait à ne pas s'étaler à terre, pris dans la douleur. Elle mit à courir dans les rues. L'Ombreuse allait faire ce qu'elle savait le mieux faire. Se cacher dans les ombres. Mais avec un objectif en plus.

Elle se préoccupa d'abord de fuir le danger qui arrivait : un patrouille avec la pauvre petite victime vindicative... Il n'avait qu'à faire attention à ses affaires. Puis elle prit une autre direction, espérant se fier à son instinct pour retrouver l'autre ''voleur''. C'était son coffret et elle voulait le récupérer... Malheureusement, en se retrouvant dans les ruelles plus bondées de monde, elle ne trouva pas sa tête... Sondant les passants, cherchant au loin, elle ne désespérait pas.

Puis d'un sourire, en fixant un tas de caisse qui montait dans un recoin d'une petite impasse, elle sut ce qu'elle allait faire. Si elle ne le trouvait pas à terre, elle le trouvait plus facilement en hauteur.

*Prie les cieux d'être déjà loin, car si je te retrouve... Ca va barder !*

Oh oui elle y tenait à cette petite boîte. Elle songea déjà au délicieux bain chaud et mousseux qu'elle allait prendre ce soir.
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Selijar Sil'Raya
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MessagePosté le: Jeu 6 Déc 2012 - 12:15    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

Selijar avançait rapidement entre les ruelles et il se retrouva bientôt dans celles plus animées, plus larges... mais pas forcément plus sécurisée. En marchant, il avait fait circuler l'énergie vivante de Jerka le long de son corps, lui procurant quelques frissons sympathiques tandis qu'il sentait sa migraine retournée dans les limbes. Que Lamia emporte cet ivrogne ! Son pas se fit plus assuré et il se fondit tranquillement entre les badeaux, évitant là une carriole qui avançait à grand coups de cris et là un gentil grand-père avec une formidable lame de rasoire à la ceinture. Vraiment, ce quartier n'était pas des plus rassurant. Selijar sourit. Oui, c'était bien pour ça qu'il était venu là. Or que s'apprêtait-t-il à faire à présent ? S'enfuyait-il vraiment comme un voleur, une cassette sous le bras ?

Et qu'est donc devenue la jolie voleuse au yeux vert ? se demanda-t-il distraitement. Avec un peu de chance, elle a énuclée l'ivrogne pour toujours, à moins qu'il ne l'ai définitivement plaquée au sol pour faire son affaire...

Selijar secoua la tête, dégouté par l'idée. Non pas que la fille ne l'ai mérité mais... ce n'était pas dans son caractère de laissé de telles choses se faire, même si la fille était une voleuse.
Ayant prit sa décision, la Sentinelle cala le coffret sous son bras... et sous sa manche toujours misérablement déchiré. Mais il n'y pouvait rien et ne s'attarda pas sur la question. Ce n'était après tout qu'un vêtement, une chemise comme il y en avait des milliers. Il fit demi tour et en contournant deux marchants qui commençaient à beugler pour une affaire de place, il entra de nouveau dans une ruelle qui devait le conduire à son 'point de départ'. Il en profiterait pour remettre la caissette au valet qui avait probablement accompagné les gardes qu'il avait sut attirer.



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MessagePosté le: Mer 9 Jan 2013 - 10:37    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses Répondre en citant

On put dire que la chance sourit à la jeune femme. Elle n'avait eu aucune idée du chemin à prendre pour tenter de retrouevr son objet tant désiré, dans les mains de Selijar. Alors elle en avait opté pour une et sautant agilement de toit en toit, elle eut l'agréable plaisir de voir la silhouette de l'infortuné sentinelle. Pourquoi infortuné ? Parce qu'elle allait lui reprendre le prix de ses efforts. Même s'il étai plaisant à regarder... Et oui, Cassialys pensait plus au professionnel qu'à l'agréable et l'idée de prendre un bain était le plus primordial.

Donc ce fut au coin d'un petit toit de chaume qu'elle eut l'occasion de voir la Sentinelle s'engouffrer dans une petite ruelle. idéal ! Il lui facilitait la tâche, elle le remercia presque mentalement. Maintenant, elle devait trouver le moyen de lui arracher la cassette... Lui sauter dessus ? Non elle pourrait se faire mal si elle ratait son coup et elle avait eu son lot de tombée. L'assommer à coup de brique ? Nan ca le tuerait. L'assommer avec ne tuile. Guère discret.

Elle opta pour une approche plus classique et prit les devants, toujours sur les toits pour le précéder. Là elle réussit à trouver de quoi redescendre de ses perchoirs et... fit une soudaine apparition devant le sentinelle un sourire cynique aux lèvres.

''Je crois que tu as quelque chose qui m'appartient mon beau. Je te promet sur l'honneur que je toucherai pas à un seul de tes cheveux si tu me rends cette caisse.... Ou alors on partage équitablement et c'est réglé.... Je m'en voudrai d'en venir aux mains pour cet or qui m'est dû, après tous les efforts que j'ai fait pour l'obtenir...''

Elle voulut croiser les bras pour renforcer le côté théâtral de la situation, mais face à ce gars là, elle préféra garder les bras libres pour se défendre ou mieux : réussir à lui prendre cette précieuse cassette et se tirer avec.

''Alors mon joli ? Que décides-tu ? ''
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:06    Sujet du message: Attention aux mains baladeuses

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